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Le principal d’une école de Bédouins blessé dans une fusillade

Khatam Abu Qeider avait reçu des messages de menace, qui selon des parents d'élèves ont été ignorées par la police

Khatam Abu Qeider, le principal de l'école Neve Midbar, parle avec la Douzième chaîne en 2017 (Capture d'écran)
Khatam Abu Qeider, le principal de l'école Neve Midbar, parle avec la Douzième chaîne en 2017 (Capture d'écran)

Vendredi soir, le principal d’une école élémentaire servant la communauté des Bédouins dans le sud du pays s’est fait tirer dessus. L’enseignant, récompensé pour la qualité de son travail, a été modérément blessé dans l’incident.

Une autre personne a été blessée dans l’incident qui s’est déroulé à proximité de l’Autoroute 25 et du village d’Abu Qeidar, au sud de Beer Sheva.

Des parents d’élèves ont déclaré à la Douzième chaîne que Khatam Abu Qeider est un excellent principal à l’école Neve Midbar. Il avait reçu des menaces dans le passé, qui ont été signalées à la police.

« La police était au courant de ces menaces et il avait déposé de nombreuses plaintes. La police n’a rien fait », ont déclaré des parents restés anonymes à la chaîne. Ils ont affirmé que la fusillade était le résultat d’un conflit entre le principal et un groupe du village à cause de la réussite du principal et la gestion d’un nouveau lycée.

« La jalousie leur a fait perdre la tête. Toute cette haine provient du fait qu’il est un principal à succès, ont déclaré les parents. Il travaille 24h/7h seulement dans l’intérêt de la population. Un principal qui rêve de quelque chose à 6h et qui le transforme en réalité à 7h ».

Ces dernières années, on a assisté à une augmentation des violences et des crimes avec arme au sein de la communauté arabe. Les responsables politiques arabes affirment que la police ignore très largement cette violence, qui inclut des vengeances familiales, des guerres mafieuses de territoire et des violences faites aux femmes.

Un homme a été abattu tôt jeudi matin. Il s’agissait du quatrième meurtre en seulement deux jours parmi la communauté arabe israélienne.

La victime était âgée de 24 ans et résidait dans la ville du nord de Jatt, située à proximité de Haïfa. Il a été déclaré mort au centre médical Hillel Yaffa à Hadera.

Un deuxième homme, dans la vingtaine, a été légèrement blessé quand le cocktail Molotov qu’il tenait a pris feu après que le duo a été pris pour cible dans leur véhicule.

La police a déclaré qu’elle cherchait à savoir si les deux hommes avaient auparavant tiré des coups de feu et lancé un cocktail Molotov sur une maison située à proximité dans la ville. La police a arrêté l’homme blessé comme suspect dans cette attaque.

La victime a été identifiée par des médias israéliens comme Malek Abu al-Ful. Selon les médias israéliens, c’est un proche d’un autre résident de Jatt, Mohammad Watad, âgé de 22 ans, qui a été poignardé à mort plus tôt mercredi dans la localité de Baqa al-Gharbiya située à proximité.

Juste avant minuit mardi, un homme a été mortellement touché à Kafr Yasif, une autre ville arabe du nord. Il a été transporté au centre médical Galilée à Nahariya où les docteurs l’ont prononcé mort.

Les lieux d’une fusillade à Jaffa qui a tué un homme et blessé un garçon de 12 ans, le 16 juin 2020 (Capture écran/Ynet)

Quelques heures auparavant, un homme a été tué et un garçon de 12 ans grièvement blessé dans une fusillade de la rue Harav Rubinstein dans la ville du centre du pays de Jaffa.

Depuis le début de l’année, 43 personnes ont été tuées dans la communauté arabe.

Plusieurs manifestations massives ont été tenues pour protester contre ce que les Arabes israéliens affirment être l’échec des autorités à endiguer la vague de violence criminelle au sein de la communauté.

Seulement 30 % des meurtres présumés dans la communauté arabe israélienne en 2019 – 27 sur 88 – ont été résolus, a rapporté le quotidien Haaretz.

Trente-six pour-cent des Arabes israéliens éprouvent un sentiment d’insécurité personnelle dans la communauté où ils habitent à cause de la violence, à comparer aux 12,8 % parmi les Juifs israéliens, selon un rapport de 2019 du Abraham Fund.

Baladna, une ONG, a indiqué que les jeunes Arabes israéliens ont le plus de risque d’être tués au sein de leur communauté – plus de la moitié des victimes assassinées sont âgées entre 18 et 34 ans.

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