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Le responsable de la lutte contre le coronavirus « optimiste »

Salman Zarka met en garde contre une levée trop rapide des règles sanitaires même s'il se dit encouragé par le déclin de la vague et du nombre d'infections dans le pays

Des Israéliennes avec des masques dans le centre de Jérusalem, le 3 octobre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Des Israéliennes avec des masques dans le centre de Jérusalem, le 3 octobre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Les taux d’infection à la COVID-19 en baisse sont encourageants, signalant qu’une vague récente de l’épidémie pourrait toucher à sa fin, a commenté lundi le responsable de la lutte contre le coronavirus Salman Zarka, qui a toutefois ajouté qu’il ne fallait pas que le pays baisse la garde trop rapidement.

Lors d’une visioconférence avec les journalistes, Zarka a évoqué le nombre déclinant d’infections et les programmes visant à alléger les régimes de quatorzaine pour les enfants exposés dans les écoles à des porteurs de la maladie.

Il a noté que les autorités sanitaires étaient « optimistes sur une sortie de la quatrième vague » tout en mettant en garde : « Nous n’y sommes pas encore ».

« Nous n’allons pas nous extraire rapidement de la quatrième vague », a-t-il dit. « Le danger est encore là, le virus est encore parmi nous et nous devons faire très attention et nous protéger. »

« Nous devons tirer les leçons de la troisième vague et nous montrer prudents », a-t-il poursuivi, se référant au mois de juin, quand le nombre de nouveaux cas quotidiens avait baissé à un peu de quelques dizaines par jour et que l’État juif avait semblé avoir laissé la pandémie derrière elle. Toutefois, lors de la levée des restrictions sanitaires, le nombre d’infections avait été en recrudescence en raison de la circulation sur le territoire du variant Delta, très contagieux, qui était alors une mutation relativement nouvelle du virus.

« Notre hypothèse de travail est que dans le monde entier, le virus continue à flamber et qu’il y a encore de nouveaux variants », a dit Zarka. « Nous devons faire attention et voir comment nous allons mener nos vies quotidiennes de manière à ce que, Dieu nous en préserve, il n’y ait pas de cinquième vague. »

Il n’est pas prévu actuellement de mettre un terme au système du Pass vert qui permet aux personnes vaccinées ou en rémission de la COVID-19 d’accéder à certains lieux publics – comme les restaurants, les attractions et les gymnases -un accès qui est refusé aux personnes ne répondant pas à ces critères. Un Pass vert temporaire peut par ailleurs être obtenu en présentant un résultat négatif de test PCR au coronavirus.

« L’abandon du Pass vert n’est pas d’actualité », a-t-il expliqué. « Le Pass vert sert à nous protéger et il fera partie de notre quotidien pendant encore des semaines, voire pendant encore des mois ».

Le responsable de la lutte contre le coronavirus Salman Zarka lors d’une conférence de presse sur le coronavirus à Jérusalem, le 29 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Même si le nombre quotidien d’infections est sur le déclin, il y a une baisse moins rapide du nombre de personnes gravement atteintes. Zarka a dit espérer que d’ici deux semaines, la baisse sera également significative chez ces dernières.

Les chiffres du ministère de la Santé qui ont été révélés lundi ont indiqué que 1 467 nouveaux cas de coronavirus avaient été enregistrés dimanche. Il y a un mois, ce chiffre était de presque 10 000.

Sur 24 763 cas actifs, 435 personnes se trouvaient dans un état grave, a noté le ministère. 7 3937 Israéliens sont morts des suites de complications de la COVID-19 depuis l’apparition de l’épidémie dans le pays. Treize personnes se sont éteintes dimanche.

Le gouvernement a fait de la vaccination une stratégie déterminante dans la lutte contre la circulation du virus. Jusqu’à présent, 6 184 395 personnes ont reçu au moins une dose de vaccin, sur lesquelles 5 684 666 ont bénéficié des deux doses. Une injection de rappel a aussi été administrée à 3 756 638 personnes.

Concernant un plan visant à changer les règles de mise en quatorzaine pour les élèves des écoles israéliennes – qui permettrait aux enfants ayant été en contact avec un porteur connu du coronavirus de continuer à aller en classe tout en effectuant un test quotidien à la COVID-19 pendant sept jours – Zarka a expliqué qu’une décision serait prise la semaine prochaine, en fonction de la réussite du programme-pilote qui a été lancé dans l’intervalle pour expérimenter ce nouveau plan.

« Et si nous décidons que c’est vraiment la bonne chose à faire, alors nous l’étendrons très certainement à d’autres classes et aux crèches », a-t-il expliqué.

Zarka a déclaré que les ministères de la Santé et de l’Éducation, en concertation avec les autorités locales, travaillaient sur un plan basé sur la potentielle réussite de ce projet-pilote. Une autre possibilité sera d’autoriser les enfants à assister, en plus des cours, à certaines activités extrascolaires.

Il a toutefois souligné que cette possibilité excluait la participation des plus jeunes à de grands rassemblements.

Le gouvernement, dirigé par le Premier ministre Naftali Bennett, s’était opposé aux responsables de la santé au sujet de ce plan de quatorzaine, le Premier ministre prônant sa mise en application avant la fin du projet-pilote. De leur côté, les responsables de la santé avaient appelé à attendre les résultats de ce dernier, qui est actuellement mené dans des dizaines de municipalités.

Le gouvernement avait néanmoins approuvé la mise en œuvre de ces nouvelles règles dans les villes affichant un faible taux de morbidité dès cette semaine. Mais, à la dernière minute, le ministre de l’Éducation avait annoncé samedi qu’il allait ralentir la mise en vigueur du plan, confirmant des informations portant sur un manque de préparation logistique et sur le fait que de nombreux parents n’avaient pas encore reçu les kits de dépistage antigéniques qu’ils devaient utiliser sur leurs enfants.

De jeunes élèves arrivent pour la rentrée des classes après les fêtes à l’école Gabrieli de Tel Aviv, le 30 septembre 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Les nouvelles règles vont être mises en place progressivement au cours des prochains jours, a fait savoir le ministère de l’Éducation.

Dans le cadre du nouveau système de quarantaine, les élèves cas-contacts seront autorisés à retourner à l’école une fois qu’ils auront passé un test PCR et obtenu un résultat négatif. Ensuite, bien que de retour en classe, ils devront subir des tests antigéniques rapides tous les jours pendant une semaine, à la fin de laquelle ils passeront un autre test PCR, qui, s’il est négatif, leur donnera un feu vert définitif.

Zarka a expliqué, pendant la visioconférence, qu’il n’y aurait pas de pénurie de tests pour les foyers israéliens et que des millions de tests de dépistage avaient été achetés. Les kits seront distribués aux écoles cette semaine, a-t-il ajouté.

Il reste néanmoins difficile de dire si les tests seront effectués dans les écoles ou dans les foyers. Il est aussi difficile de dire si le plan ne s’appliquera qu’aux enfants étant entrés en contact avec un porteur de la COVID-19 au sein de l’établissement scolaire ou s’il comprendra d’autres situations.

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