Le Shas ravi de sa performance et de la solidité annoncée du bloc de droite
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Le Shas ravi de sa performance et de la solidité annoncée du bloc de droite

Les sympathisants s'enthousiasment après que les sondages indiquent que la faction ultra-orthodoxe a gagné 9 sièges et que le parti rival Yisrael Beytenu s'est affaibli

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Scène de liesse aux quartiers généraux du parti Shas, à l'annonce des résultats du scrutin du 2 mars 2020. (Crédit : Jacob Magid/Times of Israel)
Scène de liesse aux quartiers généraux du parti Shas, à l'annonce des résultats du scrutin du 2 mars 2020. (Crédit : Jacob Magid/Times of Israel)

Des centaines de militants du parti Shas ont laissé exprimer leur joie aux quartiers généraux du parti à Jérusalem, alors qu’ils regardaient les résultats des sondages à la sortie des urnes. Ils indiquent que la faction ultra-orthodoxe séfarade devrait gagner neuf sièges et que le bloc de droite est sur le point de remporter ce troisième scrutin, avec 60 sièges, selon toutes les chaînes de télévision.

Shas a obtenu neuf sièges, selon les sondages de sortie d’urnes de la Douzième chaîne, la Treizième chaîne et Kan.

Avant même de scander le nom du président de leur parti, Aryeh Deri, la foule a chanté « Bibi, Bibi », ravie du bon résultat à la sortie des urnes enregistré par Netanyahu, dont le Likud est passé de 32 à 36-37 sièges, une hausse considérable.

L’excitation a atteint des sommets quand la Douzième chaîne a indiqué qu’Yisrael Beytenu, le parti d’Avigdor Liberman, qui a mené une campagne agressive contre les factions religieuses, ne devrait obtenir que 6 sièges.

« Avigdor, rentre chez toi ! », ont scandé des militants du parti Shas.

« Béni sois-TU, qui nous a donné la vie, nous a nourri et nous a permis d’arriver à cette occasion », a déclaré Deri en prenant la parole devant des centaines de sympathisants.

« Demain, nous, les factions de droite, nous nous assiérons avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu et remplirons la volonté de la nation d’établir immédiatement une coalition », a-t-il dit. « C’est ce que la nation a décidé aujourd’hui, et de la belle manière. »

Comme lors des deux précédentes élections, Shas a fait campagne en tant que partenaire politique fidèle au Likud, placardant des affiches dans tout le pays représentant Deri aux côtés de Netanyahu et le slogan « Aryeh a besoin d’un Bibi fort », allant au-delà du slogan du scrutin de septembre, quand le leitmotiv du parti était : « Bibi a besoin d’un Aryeh fort »

C’est Deri qui est à l’origine du bloc de 55 membres des partis religieux de droite, avec le Likud, Yahadout HaTorah et Yamina, qui a considérablement paralysé la capacité du président Kakhol lavan Benny Gantz à former une coalition après les élections précédentes.

Kakhol lavan avait mené des négociations de coalitions à divers degrés avec tous les membres de ce bloc, mais aucune de ces factions n’a accepté de se détacher de l’aile droite et de leurs collègues religieux. Face à l’incapacité de Kakhol lavan à former un gouvernement minoritaire avec le soutien externe de la Liste arabe unie, Gantz a été contraint de rendre le mandat qui lui avait été confié à Rivlin, donnant le coup d’envoi de l’élection de ce 2 mars 2020.

Avant même les élections législatives, Deri avait convaincu les partis satellites du Likud – Yamina et Yahadout HaTorah – de s’engager par écrit une fois de plus à soutenir Netanyahu lors des prochaines négociations de coalition.

Le président du parti Shas et ministre de l’Intérieur, Aryeh Deri, dépose son bulletin de vote dans un bureau de vote à Jérusalem, lors des élections à la Knesset, le 02 mars 2020 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

En plus de sa loyauté à Netanyahu et au bloc de droite, et excluant de fait une coalition avec Kakhol lavan dès le début de la campagne, Shas a également martelé qu’il œuvrait à la préservation du caractère juif du pays. Si son message s’est traduit positivement, dans l’ensemble, Deri a été jusqu’à alarmer le public, dans les jours précédant le vote, que la victoire du bloc de gauche signifierait que les Juifs religieux auraient peur de marcher dans les rues d’Israël avec leur kippa.

« Ces sondages montrent que le pays a été sauvé, ni plus ni moins », a déclaré Rami Hemed, un partisan de Shas de 23 ans, alors que le chant du parti résonnait en fond.

Lorsqu’on lui a demandé s’il s’inquiétait de savoir si le bloc de droite parviendrait à attirer au moins un député du camp de centre-gauche si les résultats définitifs confirmaient que le Premier ministre était effectivement serait à un siège près de la majorité de 61 sièges à la Knesset, Hemed a répondu par la négative. « Tout comme Bibi a éloigné [Gadi Yekarvan] de Kakhol lavan, il pourra le faire à nouveau cette fois. »

Un porte-parole du parti a déclaré que Deri prendra la parole plus tard dans la soirée.

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