Le terroriste recherché par Interpol, Ahmad Vahidi, nommé chef du CGRI
Le nouveau chef du bras armé du régime iranien est recherché depuis 2007 pour son rôle dans les attentats à la bombe contre l'ambassade d'Israël en 1992 et contre le centre juif AMIA en 1994

Mardi, le haut responsable militaire iranien Ahmad Vahidi a été nommé nouveau chef du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, après l’élimination du précédent commandant, Mohammad Pakpour, par Israël et les États-Unis, samedi.
Vahidi, qui était auparavant à la tête de la Force Al-Qods extraterritoriale du CGRI, est soupçonné d’avoir orchestré les attentats à la bombe contre l’ambassade d’Israël et le centre communautaire juif AMIA en Argentine dans les années 1990.
En 1992, un attentat à la bombe contre l’ambassade d’Israël a fait 29 morts. Deux ans plus tard, un camion chargé d’explosifs a percuté le centre communautaire juif AMIA et a explosé, faisant 85 morts et 300 blessés.
L’Argentine et Israël soupçonnent depuis longtemps le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah d’avoir perpétré l’attentat contre l’AMIA à la demande de l’Iran. En 2024, soit plus de trente ans après ces attentats meurtriers, un tribunal argentin a définitivement condamné l’Iran pour cet attentat, le qualifiant « d’État terroriste ».
Recherché par Interpol depuis 2007 pour son rôle dans ces attentats, Vahidi n’a pas encore été arrêté, mais à la suite de la décision du tribunal, l’Argentine a renouvelé sa demande d’arrestation auprès d’Interpol.







