Les ambassades israéliennes en alerte par crainte d’attaque iranienne
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Les ambassades israéliennes en alerte par crainte d’attaque iranienne

Le renforcement de la sécurité répond à l'inquiétude croissante à Jérusalem, qui craint que Téhéran ne prépare des frappes en représailles à des raids sur ses mandataires régionaux

Cette image du 9 septembre 2015 diffusée sur la page Facebook officielle de l'ambassade d'Israël en Égypte montre la plaque apposée lors de la réouverture de l'ambassade au Caire, quatre ans après le saccage par une foule égyptienne du site où la mission était auparavant située. (Page officielle Facebook de l'ambassade d'Israël en Égypte via AP)
Cette image du 9 septembre 2015 diffusée sur la page Facebook officielle de l'ambassade d'Israël en Égypte montre la plaque apposée lors de la réouverture de l'ambassade au Caire, quatre ans après le saccage par une foule égyptienne du site où la mission était auparavant située. (Page officielle Facebook de l'ambassade d'Israël en Égypte via AP)

Les ambassades israéliennes auraient renforcé leur sécurité et leur dispositif de préparation face aux craintes croissantes à Jérusalem que l’Iran ne s’apprête à lancer une frappe militaire contre l’Etat juif.

Un reportage de la chaîne publique Kan, publié lundi, indique que Téhéran s’est senti renforcé par son attaque dévastatrice contre des installations pétrolières saoudiennes le mois dernier et prépare une attaque contre des cibles israéliennes.

D’après Kan, les responsables craignent que l’Iran – maintenant plus « agressif » et créatif qu’auparavant – ne choisisse une cible hors des frontières israéliennes.

Plusieurs missions diplomatiques auraient ainsi été placées en état d’alerte avancée et reçu l’ordre de prendre certaines mesures de sécurité.

Ces dernières semaines, les dirigeants israéliens ont de plus en plus mis en garde contre une menace croissante de la République islamique sur le plan sécuritaire.

Des visiteurs observent un missile de croisière Hoveizeh 8 lors d’une exposition militaire marquant le 40e anniversaire de la révolution islamique iranienne à Téhéran, Iran, le 3 février 2019. (AP/Vahid Salemi)

La semaine dernière, le chef d’état-major de l’armée israélienne, Aviv Kohavi, a averti que la situation sécuritaire « tendue et précaire » le long des frontières nord et sud d’Israël risquait de dégénérer en un conflit.

Il a déclaré aux journalistes que la principale menace à laquelle Israël est confronté venait de l’Iran et de ses mandataires au Liban, en Syrie et en Irak, et que Tsahal était en « phase de préparation accéléré » pour une guerre sur plusieurs fronts.

Lundi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que l’Iran tentait de lancer des missiles guidés de précision sur Israël à partir du Yémen et ailleurs dans la région. S’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin à Jérusalem, M. Netanyahu a appelé Washington à imposer des sanctions supplémentaires pour mettre fin à ce qu’il a appelé la « surenchère du tout pour le tout de l’Iran » dans cette région.

« L’Iran cherche à mettre au point des engins à guidage de précision, des missiles qui peuvent atteindre n’importe quelle cible au Moyen-Orient avec une circonférence de cinq à dix mètres », a fait savoir M. Netanyahu dans un communiqué en anglais de son bureau. « Ils développent ça en Iran. »

« Ils veulent les placer en Irak et en Syrie, et convertir l’arsenal libanais de 130 000 roquettes [imprécises] en engins à guidage de précision », a-t-il ajouté. « Ils cherchent aussi à développer cela et ont déjà commencé à le faire au Yémen, dans le but d’atteindre Israël ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) rencontre le Secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin à Jérusalem, le 28 octobre 2019. (Amos Ben-Gershom/GPO)

On ne sait pas exactement quel avantage stratégique l’Iran obtiendrait en ciblant Israël à partir du Yémen, qui est presque deux fois plus éloigné de l’État juif que son propre sol.

Plus tard lundi, la Douzième chaîne annonçait que l’armée israélienne avait ajusté ses défenses aériennes pour mieux se protéger d’un missile de croisière ou d’un drone lancé directement par l’Iran.

Le cabinet de sécurité de haut rang d’Israël doit se réunir mardi pour une réunion spéciale afin de discuter des tensions avec la République islamique pour la deuxième fois ce mois-ci. Plus tôt ce mois-ci, l’organe – qui doit approuver les grandes opérations militaires – s’est réuni pendant plus de six heures dans un contexte d’avertissements sibyllins des dirigeants israéliens concernant une menace sécuritaire croissante provenant de Téhéran.

Sur cette photo fournie le 5 novembre 2018 par l’armée iranienne, un missile Sayyad 2 est tiré par le système de défense aérienne Talash lors d’exercices dans un endroit non divulgué en Iran. (Armée iranienne via AP)

L’Iran semble avoir intensifié ses activités et ses attaques de drones ces derniers mois. En août, des avions de combat israéliens ont effectué des frappes aériennes en Syrie pour contrecarrer une attaque par drones armés planifiée contre Israël par des combattants soutenus par l’Iran, avait indiqué l’armée israélienne. Les frappes visaient des agents de la Force Al-Qods du Corps des Gardiens de la révolution islamique d’Iran, ainsi que des milices chiites qui prévoyaient d’envoyer des drones d’attaque « kamikaze » en Israël armés d’explosifs, avait fait savoir Tsaham.

Jérusalem s’est juré d’empêcher les milices régionales de substitution de l’Iran d’obtenir des armes avancées à utiliser contre l’État juif et a effectué des centaines de frappes aériennes en Syrie qui, selon lui, visaient à empêcher les livraisons d’armes et mettre un terme à l’ancrage militaire de Téhéran dans ce pays.

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