Les ‘bitcoins’ interdits dans l’islam, selon le grand mufti égyptien
Rechercher

Les ‘bitcoins’ interdits dans l’islam, selon le grand mufti égyptien

Les comparant au jeu, Shawki Allam a émis une fatwa interdisant les crypto-devises qui, selon lui, causent "des ruines financières individuelles"

Image d'illustration de Bitcoins  (Autorisation :  BitsofGold)
Image d'illustration de Bitcoins (Autorisation : BitsofGold)

Le plus important religieux musulman d’Egypte a appelé lundi à une interdiction des « bitcoins », affirmant que cette devise virtuelle est « interdite » par l’islam.

Comparant cette crypto-devise au jeu – qui est prohibé dans l’islam – Shawki Allam a émis une fatwa interdisant les bitcoins « en raison de leur responsabilité directe dans des ruines financières individuelles », selon le quotidien égyptien Al-Ahram.

Les spéculateurs et les investisseurs ont afflué vers cette monnaie virtuelle ces derniers mois alors que ses prix grimpaient en flèche.

La valeur du Bitcoin a été multipliée par 25 au cours de l’année 2017, atteignant un montant de plus de 19 500 dollars le 18 décembre avant de retomber à un peu plus de 12 000 dollars moins d’une semaine plus tard.

Mardi, la crypto-devise était évaluée à 13 345 dollars en Asie.

Le grand Mufti d’Egyte, le Dr Shawki Allam (Crédit : capture d’écran YouTube)

Notant que le bitcoin n’est pas régulé, Allam a estimé que « le risque de cette devise, ainsi que son potentiel de profit élevé, viennent saper la capacité de l’Egypte à maintenir et à stabiliser sa propre monnaie ».

Il a également déclaré que cette crypto-devise pouvait avoir « un effet négatif sur la sûreté légale de ceux qui l’échangent en raison du manque de possibilité de rendre publiques de telles opérations ». Il a ajouté qu’elle pourrait entraîner une « plus grande facilité pour le blanchiment d’argent et le commerce de contrebande ».

Allam a également expliqué qu’une monnaie virtuelle comme le bitcoin « entrave l’autorité de l’état en termes de préservation de l’échange des devises, ainsi que ses mesures de contrôle nécessaires sur les activités financières nationales et étrangères ».

Tandis que le bitcoin est légal en Egypte, l’Autorité de régulation financière du pays a fait savoir le mois dernier qu’encourager à l’usage de cette monnaie « est une forme de tromperie qui tombe sous le coup de la responsabilité légale », selon Al-Ahram.

L’AFP a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...