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Les bulldozers commencent la reconstruction de Beeri en nettoyant les décombres du 7 octobre

Au moins une maison sur trois a été gravement endommagée dans cette communauté proche de la bande de Gaza où un plan de remise en état, courant sur deux ans, coûtera plus de 300 millions de shekels

Des maisons résidentielles, gravement endommagées lors de l'assaut du Hamas sur le sud d'Israël le 7 octobre, bordent une rue dans le quartier des Oliviers du kibboutz Beeri, le 1er janvier 2024. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
Des maisons résidentielles, gravement endommagées lors de l'assaut du Hamas sur le sud d'Israël le 7 octobre, bordent une rue dans le quartier des Oliviers du kibboutz Beeri, le 1er janvier 2024. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)

Le bruit des bulldozers et autres machines lourdes était assourdissant à Beeri, dans la journée de lundi, à l’occasion de la première phase des travaux de démolition qui entrent dans le cadre d’un plan de reconstruction de ce kibboutz, très endommagé, qui est devenu l’un des tristes symboles de l’attaque du 7 octobre. Le plan court sur deux ans.

La plan – dont la phase de démolition a commencé jeudi dernier – porte sur environ 130 habitations très endommagées, qui constituent au moins un quart du nombre total de constructions dans le kibboutz, selon l’Autorité Tekuma, l’agence gouvernementale chargée de la réhabilitation de la région qui jouxte la bande de Gaza.

La reconstruction des habitations résidentielles seulement devrait coûter 300 millions de shekels. Des dizaines de maisons devront être détruites et complètement reconstruites à un coût d’au moins 1,5 million de shekels pour chacune d’elles.

D’autres ne sont que partiellement endommagées, ce qui nécessite d’enlever les murs, par exemple, explique Gilad Sheetrit dont la firme d’ingénierie a été contactée par le gouvernement pour concevoir les plans de reconstruction.

Le projet se concentre largement sur les quartiers d’Ashalim et des Olives qui ont le plus souffert lors de l’attaque du Hamas.

Plus de cent terroristes du Hamas avaient assassiné au moins 97 civils à Beeri, qui était le plus grand kibboutz du Conseil régional d’Eshkol, comptant plus de mille résidents et 390 habitations.

Prenant la parole alors qu’un bulldozer nettoie les décombres de ce qui était sa maison, Yehuda Arissu, un habitant de Beeri, raconte avoir survécu au massacre dans sa pièce blindée, fermée par une porte en bois ne répondant pas aux normes qui avait été construite par le charpentier de la communauté.

« C’est encore mon chez moi », dit-il devant les caméras de la Douzième chaîne alors qu’il regarde les débris. Sa voisine directe, Chava ben Ami, a été assassinée par les terroristes.

Yehuda Arussi devant ce qui était sa maison au kibboutz Beeri, le 12 février 2024. (Capture d’écran/Douzième chaîne)

Dans les quartiers résidentiels de Beeri, les terroristes ont incendié de multiples maisons, parfois pour asphyxier les familles qui se réfugiaient à l’intérieur, dans les pièces blindées. Les hommes armés étaient aussi parvenus à s’enfermer dans plusieurs habitations, échangeant des coups de feu avec les troupes israéliennes.

De multiples maisons ont été endommagées par les explosions des grenades et des roquettes.

De plus, les chars et autres véhicules de transport de personnel blindés ont détruit des infrastructures alors qu’ils faisaient des manœuvres dans le kibboutz, selon Sheetrit. Les systèmes d’eaux usées, de drainage et les canalisations d’eau ont ainsi été démolis par les tanks, explique-t-il.

Oren Sharabi, à gauche, sa mère Nira et sa sœur Ofir marchent dans le kibboutz Beeri le 1er janvier 2024. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)

Dans un cas – qui fait actuellement l’objet d’une enquête – un char israélien a ouvert le feu sur une habitation du kibboutz où plusieurs otages étaient détenus par les terroristes qui s’y étaient retranchés. Les combats qui avaient suivi avaient été meurtriers et il n’y avait eu que peu de survivants.

Haim Jelin, résident de Beeri et ancien chef du Conseil régional d’Eshkol, déclare au Times of Israel que certaines habitations endommagées pourraient être préservées pour commémorer les événements survenus dans le kibboutz.

« C’est un équilibre. Il y a le désir de préserver les choses et il y a le désir d’aller de l’avant », indique-t-il. « Il y a cette idée de déplacer certaines des maisons qui ont été endommagées, à terme, vers une zone agricole. Pas seulement celles qui ont été endommagées à Beeri mais aussi d’autres qui se trouvent dans des kibboutzim et dans des moshavim qui ont été touchés ».

Destruction causée par le Hamas sur le kibboutz Beeri, près de la frontière entre Israël et Gaza, dans le sud d’Israël, vue le 19 octobre 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)

Les travaux de réparation sont en cours dans de multiples communautés situées aux abords de la bande de Gaza, notamment à Alumim et à Saad. Des appels d’offre ont été lancés concernant les travaux de reconstruction d’autres localités qui ont été, elles aussi, durement touchées, comme Nir Am, Nir Oz et Gevim, ainsi que Kfar Aza et Netiv Haasara.

Les survivants de Beeri ont voté en faveur d’une installation temporaire au kibboutz Hatzerim, dans le Neguev, jusqu’à leur retour au sein de leur communauté, sans doute au cours de l’année 2025, selon le plan de l’Autorité Tekuma. Un grand nombre des habitants sont encore, pour leur part, logés dans un hôtel situé à proximité de la mer Morte, où ils avaient trouvé refuge dans le sillage de leur évacuation du kibboutz, dès le 7 octobre.

Toutefois, le travail dans les vergers – avocatiers et citronniers – et dans les champs de blé continue.

Beeri Print, l’une des plus grandes imprimeries du pays et une source de revenu considérable pour le kibboutz, avait pour sa part repris ses opérations dans les deux semaines qui avaient suivi le massacre, avec le retour de centaines d’employés.

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