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Les Etats-Unis déplorent l’impasse dans les négociations Liban-Israël

Après un lancement accompagné d'un grand optimisme américain début octobre, les négociations ont buté dès fin novembre, quand la dernière séance a dû être reportée

Plate-forme flottante de production et de stockage d'Energean. Illustration (Crédit : Autorisation)
Plate-forme flottante de production et de stockage d'Energean. Illustration (Crédit : Autorisation)

Les Etats-Unis ont déploré mardi l’impasse dans les négociations entre le Liban et Israël sur la démarcation de leur frontière maritime, moins de trois mois après leur lancement historique sous médiation américaine et de l’ONU.

« Plus tôt cette année, les gouvernements israélien et libanais ont recherché l’assistance des Etats-Unis afin de jouer les médiateurs en vue d’un accord sur leur frontière maritime », a rappelé le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un communiqué.

« Un tel accord apporterait potentiellement des bénéfices économiques importants aux populations des deux pays », a-t-il ajouté.

« De manière regrettable, et en dépit d’une certaine bonne volonté des deux côtés, les parties demeurent très éloignées », a-t-il déploré, assurant que Washington demeurait « prêt à servir de médiateur dans des discussions constructives ».

Le secrétaire d’Etat a « exhorté les deux parties à négocier sur la base de leurs revendications maritimes respectives précédemment communiquées aux Nations unies ».

Après un lancement accompagné d’un grand optimisme américain début octobre, les négociations entre les deux voisins toujours officiellement en guerre ont buté dès fin novembre, quand la dernière séance a dû être reportée.

Le 20 novembre, Israël avait en effet accusé le Liban d’avoir changé sa position à plusieurs reprises sur la démarcation de la frontière maritime, avertissant que cela pourrait mener à une impasse et ainsi freiner la prospection d’hydrocarbures offshore dans la région.

Les tractations portent sur une zone maritime contestée de 860 kilomètres carrés selon une carte enregistrée auprès de l’ONU en 2011 mais que le Liban juge aujourd’hui erronée.

D’après l’analyste libanaise Laury Hayatan, le Liban avait demandé une zone supplémentaire de 1.430 km2 plus au sud, s’étendant dans une partie du champ gazier de Karish qu’Israël a confié à la société grecque Energean.

Les négociations sont particulièrement cruciales pour un Liban en plein effondrement économique, qui veut lever tous les obstacles à la prospection d’hydrocarbures en Méditerranée.

En 2018, le Liban a signé son premier contrat d’exploration avec un consortium international formé des groupes français Total, italien ENI et russe Novatek. Problème : une partie d’un des deux blocs concernés, le numéro 9, déborde sur la zone disputée avec Israël.

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