Les Femmes du Mur ne maintiennent finalement pas la bénédiction sacerdotale
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Les Femmes du Mur ne maintiennent finalement pas la bénédiction sacerdotale

Le procureur général a décidé d'interdire le service religieux mensuel de l'organisation féminine pendant Pessah, contraire à l'orthodoxie

Des membres des 'Femmes du Mur' devant le mur Occidental à Jérusalem le 10 mai 2013 (Crédit : Michal Shmulovich/Times of Israel staff)
Des membres des 'Femmes du Mur' devant le mur Occidental à Jérusalem le 10 mai 2013 (Crédit : Michal Shmulovich/Times of Israel staff)

Le procureur général Avichai Mandelblit a établi que les Femmes du mur ne peuvent pas organiser un service religieux mensuel dimanche au mur Occidental.

Le procureur général a rencontré des représentants de la police israélienne, du bureau du Premier ministre, du ministère de la Justice et de celui des Affaires religieuses, ainsi que le rabbin du mur Occidental.

A la suite de ces rencontres, il a déclaré que le groupe pluraliste ne pourrait pas tenir son service religieux intitulé « Birkat Kohanot » dans la section des femmes au mur Occidental pendant Pessah, puisqu’il contrevient aux coutumes traditionnelles, violant ainsi les règles du mur Occidental.

Dans la pratique orthodoxe, la prière n’est récitée que par les descendants mâles des anciens prêtres, les Cohanim.

L’association des Femmes du mur déposera plainte auprès de la Haute cour de justice contre la décision de Mandelblit, selon Haaretz.

Le groupe a ensuite déclaré qu’il allait procéder à la bénédiction sacerdotale, dimanche, en dépit de la décision du procureur général d’en prononcer l’interdiction – pour revenir plus tard dans la soirée sur le maintien de la prière et finalement l’annuler.

« Nous sommes en désaccord avec la compétence du procureur général puisque les prières des festivités de Shacharit et Musaf comprennent les bénédictions sacerdotales. Ces prières font partie de la « coutume locale » comme indiqué par la décision du juge Sobel », a déclaré dans un communiqué Riki Shapira, avocate et membre du conseil d’administration de Women of the Wall.

« Il est exaspérant que la décision nous ait été donnée au dernier moment, sans que nous ayons la possibilité de faire entendre nos arguments, comme requis par le droit administratif d’Israël. En outre, la décision a été prise de manière à ce que nous ne puissions pas faire appel à la Cour suprême », a-t-elle dit.

« S’il vous plaît faites attention au fait que nous acceptons sa décision, à regret, mais tenons une prière festive comme prévu, » a dit un porte-parole. « Nous n’allons pas inclure le Birkat Cohanim comme prévu initialement, » a déclaré le groupe.

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