Les forces de sécurité ont arrêté 20 Palestiniens durant Yom Kippour
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Les forces de sécurité ont arrêté 20 Palestiniens durant Yom Kippour

L’armée et la police ont arrêté des suspects liés à des échanges de tirs avec l'armée, au financement du Hamas et à des jets de pierre

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Illustration : Les forces de sécurité israéliennes arrêtent un Palestinien car il aurait jeté un cocktail Molotov dans la ville de Hébron en Cisjordanie, le 1er juin 2016 (Crédit : Waseem Haslamoun / Flash90)
Illustration : Les forces de sécurité israéliennes arrêtent un Palestinien car il aurait jeté un cocktail Molotov dans la ville de Hébron en Cisjordanie, le 1er juin 2016 (Crédit : Waseem Haslamoun / Flash90)

L’armée israélienne et la police ont interpelé 11 Palestiniens à Jérusalem-Est et en Cisjordanie pendant Yom Kippour, qui a commencé mardi et qui a duré jusqu’à mercredi soir, ont annoncé les autorités.

Neuf autres Palestiniens ont été arrêtés pendant des raids mercredi soir, a ajouté l’armée.

Les suspects auraient été impliqués dans des incidents allant d’un échange de tirs avec des soldats (au cours duquel personne n’a été blessé) à la gestion des fonds pour le groupe terroriste du Hamas au jet de pierres, selon la police et l’armée.

Des coups de feu à Nilin

Mardi soir, un soldat de Tsahal qui surveillait la barrière de sécurité entre Israël et la Cisjordanie a « identifié les suspects près de la barrière dans la zone de Nilin », un village palestinien au nord de Modiin, a précisé l’armée.

Une Jeep de l’armée a été appelée sur les lieux pour enquêter. Quand elle est arrivée, les suspects « ont ouvert le feu sur les forces militaires », a déclaré l’armée israélienne.

Aucun soldat n’a été blessé dans la fusillade et leur véhicule n’a pas été endommagé.

Les troupes ont passé la zone au peigne fin et ont repéré quatre Palestiniens soupçonnés d’avoir mené l’attaque. Ils ont été arrêtés pour être interrogés, a expliqué un porte-parole de l’armée.

100 000 shekels pour le Hamas

En utilisant « une information exacte des renseignements », une équipe de la police des frontières a localisé et interpelé un membre présumé du Hamas en possession de 100 000 shekels, mercredi soir, a annoncé l’armée.

Les fonds auraient dû être remis au Hamas afin de financer les activités terroristes du groupe.

Le suspect a été arrêté à l’intersection de Tapuah dans le nord de la Cisjordanie, où il avait récemment « effectué une transaction liée à un transfert de fonds terroriste à l’organisation du Hamas dans la ville de Naplouse », a déclaré l’armée.

La police israélienne des frontières a confisqué 100,000 shekels d'un présumé membre du Hamas à l'intersection de Tapuah dans le nord de la Cisjordanie le 12 octobre 2016 (Crédit : Unité des porte-paroles de l'armée)
La police israélienne des frontières a confisqué 100,000 shekels d’un présumé membre du Hamas à l’intersection de Tapuah dans le nord de la Cisjordanie le 12 octobre 2016 (Crédit : Unité des porte-paroles de l’armée)

L’équivalent des 100 000 shekels avaient été réunis en shekels israéliens, en dinar jordanien, en dollars américains, en chèques et en cartes de débit.

Le suspect a été remis au service de sécurité de la police et du Shin Bet pour interrogatoire.

Jet de pierres hors de Jérusalem

Mercredi soir, un groupe de Palestiniens dans le village d’al-Zaim a jeté des pierres sur la route 1 entre Jérusalem et l’implantation de Maale Adumim, a indiqué la police.

Une unité de la police des frontières qui se trouvait sur la scène a été témoin de l’incident. Les agents ont procédé à une « activité opérationnelle ciblée » et a arrêté cinq suspects, a ajouté la police.

« Terrorisme populaire »

Pendant les raids à travers la Cisjordanie, l’armée israélienne, la police israélienne et la police des frontières ont arrêté neuf suspects palestiniens mercredi soir et jeudi matin.

Les suspects sont soupçonnés d’avoir été impliqués dans ce qu’on appelle le « terrorisme populaire », un terme fourre-tout utilisé par l’armée pour désigner les jets de pierres et les manifestations violentes.

Des émeutiers palestiniens masqués jetant des pierres sur la police israélienne lors d'affrontements dans le quartier de Shuafat à Jérusalem-Est, le 3 juillet 2014 (Crédit photo: Sliman Khader / Flash90)
Des émeutiers palestiniens masqués jetant des pierres sur la police israélienne lors d’affrontements dans le quartier de Shuafat à Jérusalem-Est, le 3 juillet 2014 (Crédit photo: Sliman Khader / Flash90)

Trois des Palestiniens ont été arrêtés à Nahalin, à l’ouest de Bethléem. Deux ont été interpellés dans le village palestinien de Tekoa, dans le sud de Bethléem (à ne pas confondre avec l’implantation juive du même nom).

Trois autres ont été arrêtés à Adna, près d’Hébron. Le neuvième a été arrêté à Deir Abu Mashal, à l’ouest de Ramallah, a précisé l’armée.

Tous les suspects ont été remis à la police et au Shin Bet pour passer un interrogatoire.

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