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Les ministres approuvent l’immigration de 5 000 Juifs d’Éthiopie

Les appels des responsables et des membres de la communauté éthiopienne israélienne se sont multipliés pour faire venir ces nouveaux immigrants rapidement

Photo d'illustration : Des Juifs éthiopiens arrivent en Israël en 2013, dans le cadre du projet ayant fait venir 7 500 Falashz Mura en Israël cette année-là. (Michal Shmulovich/ToI)
Photo d'illustration : Des Juifs éthiopiens arrivent en Israël en 2013, dans le cadre du projet ayant fait venir 7 500 Falashz Mura en Israël cette année-là. (Michal Shmulovich/ToI)

Le cabinet a donné son feu vert à « l’unanimité » à l’immigration « immédiate » de 5 000 Ethiopiens ayant des parents au premier degré en Israël, a indiqué le bureau du Premier ministre Naftali Bennett dans un communiqué.

Cette mesure permettra « d’accueillir des milliers de personnes qui attendaient à Addis Abeba et au Gondar », ville du nord près du Tigré, s’est félicitée sur Twitter la ministre de l’Immigration, Pnina Tamano-Shata, elle-même native d’Ethiopie.

« Enfin, les parents, les enfants, les frères et soeurs et les orphelins seront réunis avec leurs familles après des décennies d’attente », a-t-elle ajouté.

Les personnes inclues dans l’accord ont des parents au premier degré en Israël et elles sont éligibles à l’immigration dans le cadre d’une décision gouvernementale qui avait été prise en 2015, et qui avait estimé que 9 000 Juifs ayant des parents au premier degré au sein du pays, et qui étaient arrivés dans les camps de Gondar ou d’Addis Abeba jusqu’en 2010, seraient amenés au sein de l’État juif.

Ces Ethiopiens accueillis au nom du regroupement familial sont des Falashmoras, communauté convertie de force au christianisme et qui affirme descendre des juifs éthiopiens.

Les Falashmoras ne bénéficient pas de la loi israélienne sur le retour. Celle-ci permet à tout juif de la diaspora d’immigrer en Israël et d’en devenir automatiquement citoyen, d’où la nécessité pour ces Ethiopiens de passer par des demandes de regroupement familial.

Mi-novembre, plusieurs centaines de personnes, dont la ministre Tamano-Shata, avaient manifesté à Jérusalem pour demander au gouvernement d’accueillir des « juifs éthiopiens en danger » dans leur pays en proie à un conflit civil au Tigré (nord).

Les combattants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) opposés au Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed ont avancé ces derniers mois dans les régions voisines, n’excluant pas de marcher sur la capitale Addis Abeba.

Tamano-Shata et la ministre de l’Intérieur, Ayelet Shaked, avaient convenu au début du mois de ce projet de faire venir les immigrants dans le pays, après des informations qui avaient laissé entendre que Tamano-Shata avait menacé de présenter sa démission en raison de cette question.

Environ 4 000 Éthiopiens avaient pu venir vivre en Israël après la décision prise en 2015 mais, selon des informations, le nombre de personnes attendant de pouvoir immigrer serait passé dans l’intervalle de 5 000 à
8 000.

Les estimations indiquent qu’il pourrait y avoir des milliers d’Éthiopiens de plus qui chercheraient à venir vivre au sein de l’État juif.

La communauté éthiopienne en Israël compte plus de 140.000 personnes. Ces dernières années, ils ont organisé une série de manifestations pour dénoncer le racisme et les discriminations auxquels ils disent être confrontés, et pour exiger que des membres des familles restés en Ethiopie puissent les rejoindre.

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