Israël en guerre - Jour 198

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Les Netanyahu pourront bien se rendre à Rome

La compagnie a finalement trouvé les personnels qui permettront au Premier ministre de partir, après le boycott apparent de ses pilotes en réaction à la refonte judiciaire ; Un boycott démenti par El Al

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et son épouse, Sara, avant un vol de Tel Aviv à Paris, le 2 février 2023. (Crédit : Lazar Berman/Times of Israel)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et son épouse, Sara, avant un vol de Tel Aviv à Paris, le 2 février 2023. (Crédit : Lazar Berman/Times of Israel)

Le prochain départ du Premier ministre Benjamin Netanyahu en direction de Rome pourra avoir lieu comme prévu et avec les personnels de bord nécessaires, a fait savoir dimanche la directrice-générale d’El Al, Dina Ben Tal Ganancia, quelques heures après qu’il s’est avéré qu’aucun pilote ne s’était porté volontaire pour assurer le vol du Premier ministre en signe apparent de protestation contre la coalition de la ligne dure.

Dimanche après-midi, les médias israéliens avaient annoncé qu’aucun pilote d’El Al ne s’était manifesté pour emmener Netanyahu et son épouse Sara en visite officielle en Italie – une visite qui devrait commencer jeudi – obligeant le Bureau du Premier ministre à lancer un appel d’offres en direction des autres compagnies israéliennes susceptibles de transporter ce dernier à l’occasion de ses visites officielles.

Des informations ont fait savoir que le refus des pilotes était dû au plan de refonte judiciaire actuellement envisagé dans le pays – un plan qui entraîne une forte opposition avec des centaines de milliers de personnes qui ont manifesté sur tout le territoire israélien, ces neuf dernières semaines. Ses critiques avertissent que ce projet de réforme radicale nuira à la démocratie, à l’économie et à la sécurité israéliennes.

Ben Tal Ganancia a néanmoins fait savoir qu’elle était parvenue à réunir un équipage dimanche soir. El Al a démenti que le manque de personnels était dû à des raisons politiques, ajoutant que la difficulté résidait dans la pénurie de pilotes qualifiés pour prendre les commandes d’un Boeing 777, un avion relativement grand qui serait réclamé par le couple Netanyahu pour son voyage. La directrice-générale d’El Al a indiqué que plusieurs autres Boeing 777 étaient eux aussi touchés par ce manque de pilotes.

La flotte de Boeing 777 d’El Al n’a pas repris pleinement ses services après son immobilisation au sol pour cause de pandémie de COVID-19. Il est difficile de dire comment le lancement d’un appel d’offres en direction des autres compagnies aériennes israéliennes aurait pu résoudre le problème dans la mesure où aucune des deux autres entreprises, Arkia et Israir, n’exploitent de Boeing 777.

Dans une déclaration faite dimanche, Ben Tal Ganancia a déclaré qu’elle « ne permettrait pas de boycott, quel qu’il soit – et sûrement pas le boycott du Premier ministre d’Israël ».

Des avions d’El Al à l’aéroport Ben-Gurion, à Lod, le 16 mars 2018. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)

« C’est un grand honneur pour nous d’emmener le Premier ministre dans ses missions diplomatiques. Nous l’avons toujours fait et nous le ferons toujours », a-t-elle ajouté.

Le couple Netanyahu doit partir jeudi à Rome, où la Première ministre rencontrera son homologue italienne, Giorgia Meloni. Son retour en Israël est prévu samedi soir.

Le dernier déplacement du Premier ministre avait eu lieu au mois de février, quand il s’était envolé un jeudi pour rencontrer, le même jour, le président français Emmanuel Macron à Paris. Le couple était resté à Paris pendant tout le week-end à l’hôtel de luxe du Collectionneur, rencontrant des chefs d’entreprise et des leaders de la communauté juive locale.

Le programme du voyage que fera Netanyahu à Rome doit encore être rendu public.

Netanyahu prévoit aussi de se rendre en Allemagne pour une visite de deux jours la semaine prochaine, a déclaré le site d’information Ynet.

Dimanche matin, d’anciens pilotes avaient confié aux médias israéliens qu’une solution possible au problème était de confier les commandes de l’avion à l’un des administrateurs de la flotte d’El Al. Ces derniers ont toutes les qualifications nécessaires.

« Il partira. Lors de son voyage précédent, finalement, les gestionnaires de la flotte ont pris les commandes et c’est ce qui arrivera encore cette fois-ci. Mais un grand nombre d’entre eux s’y opposent et ne veulent pas le faire », a déclaré un ex-pilote d’El Al à Walla, évoquant le voyage à Paris.

Un autre scénario potentiel qui a été rapporté par la Douzième chaîne est la possibilité que le Bureau du Premier ministre accepte qu’un Boeing 737 d’El Al soit utilisé pour ce déplacement – un avion qu’un plus grand nombre de pilotes sont susceptibles de manœuvrer.

Israir possède six Airbus 320 dans sa flotte tandis qu’Arkia n’a que cinq appareils, notamment deux Airbus 321Ls et deux Embraer 195.

En réaction au boycott présumé, la ministre des Transports Miri Regev, une fervente fidèle de Netanyahu, a indiqué qu’elle ouvrirait l’appel d’offres sur les futurs déplacements du Premier ministre aux autres compagnies aériennes israéliennes. Des sources du bureau de Regev ont fait savoir auprès de la chaîne Kan qu’El Al pourrait écoper de sanctions gouvernementales, notant que l’entreprise dépend des prêts et des garanties octroyés par le gouvernement.

En réponse à Regev, un porte-parole d’El Al a dit à Kan que le transporteur aérien « a assumé les déplacements partout dans le monde de tous les Premiers ministres, notamment de Benjamin Netanyahu, et elle les assumera encore. Les employés d’El Al sont fiers et heureux de pouvoir le faire à toutes les occasions nécessaires ».

Netanyahu est dans l’obligation de louer des avions pour ses visites nationales alors que la version israélienne très attendue de l’Air Force One doit encore entrer en service.

L’aménagement de l’appareil, qui est aussi un Boeing 777 connu sous le nom « d’aile de Sion », a pris des années. Il doit être utilisé par les chefs de l’État israélien pour leurs déplacements officiels.

L' »Aile de Sion », la version israélienne de l’Air Force One, au-dessus de l’aéroport Ben Gurion, lors de son premier vol d’essai, le 3 novembre 2019. (Crédit : Yoav Weiss/Israel Aerospace Industries)

Toutefois, le précédent gouvernement l’avait mis de côté et il avait prévu de le vendre, estimant qu’il représentait un gaspillage de l’argent des contribuables.

Netanyahu l’a sorti de sa réserve mais l’avion subit encore actuellement des tests préalables à sa mise en service.

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