Les nouvelles mesures sont loin du confinement absolu, selon un responsable
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Les nouvelles mesures sont loin du confinement absolu, selon un responsable

Les nouvelles restrictions, mises en place vendredi, ne ressembleront en rien au confinement en vigueur au printemps, affirme le chef du groupe d'experts dirigé par Ronni Gamzu

Des Israéliens jouent au tennis sur route déserte lors du confinement décrété par le gouvernement pour aider à limiter la propagation du coronavirus à Ramat Gan, à côté de Tel Aviv, en Israël, le jeudi 9 avril 2020. (AP Photo/Oded Balilty)
Des Israéliens jouent au tennis sur route déserte lors du confinement décrété par le gouvernement pour aider à limiter la propagation du coronavirus à Ramat Gan, à côté de Tel Aviv, en Israël, le jeudi 9 avril 2020. (AP Photo/Oded Balilty)

Le nouveau confinement en Israël ne constituera pas un « confinement total » et sera très différent des restrictions appliquées en mars et avril, a assuré lundi un haut responsable du groupe de lutte contre l’épidémie.

« Nous devons trouver un nouveau nom pour cela, parce que c’est quelque chose de très différent », a déclaré Ran Balicer, chef du groupe d’experts qui conseille Ronni Gamzu, en suggérant le terme « d’interruption des loisirs sociaux ».

Les ministres ont approuvé la nouvelle mesure lors d’une réunion dimanche, et ont décidé qu’elle durerait trois semaines à partir de vendredi. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé que, dans le cadre de ces restrictions, les Israéliens ne pourront pas se déplacer à plus de 500 mètres de chez eux, mais bien qu’un plan général ait été publié, toutes les exceptions à la règle, et divers autres détails des restrictions, n’ont pas encore été finalisés.

Les chefs d’entreprise et les membres de l’opposition ont mis en garde contre de probables conséquences désastreuses, mais M. Balicer a insisté sur le fait que, dans la sphère économique, de nombreuses entreprises resteront ouvertes et une grande partie de la population continuera à travailler. « En termes d’économie, ce n’est en aucun cas – ce n’est même pas proche – d’un confinement », a commenté l’épidémiologiste et cadre de l’organisation de maintien de la santé Clalit, lors d’un briefing aux journalistes lundi.

Des policiers à un barrage routier, contrôlant le confinement en raison de l’épidémie de coronavirus, à Jérusalem, le 29 avril 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Si le dernier confinement a contraint les gens à rester chez eux, cela n’arrivera pas cette fois-ci, car les règles sont axées sur un objectif clair de prévention des grands rassemblements, a-t-il dit. « C’est évident – nous essayons d’empêcher les rassemblements et nous essayons d’empêcher les contacts sociaux, et c’est le compromis que nous avons trouvé. »

Ronni Gamzu et ses conseillers avaient essayé, ces dernières semaines, d’éviter un confinement national en isolant les villes à forte infection, sur la base d’un code couleur attribué dans le cadre de son système dit de « feux de circulation ».

Le professeur Ran Balicer, responsable de l’innovation chez Clalit, le plus grand kupat holim d’Israël, à Tel Aviv, le 10 juin 2020. (Crédit : EMMANUEL DUNAND / AFP)

Le gouvernement a abandonné certaines parties de ce plan, dans ce qui était largement considéré comme ouvrant la voie à un confinement national. Mais Ran Balicer s’est abstenu de critiquer le gouvernement, et a déclaré que le système de « feux de circulation » avait été introduit « trop tard » pour le rendre utile pour les défis actuels, étant donné que les cas se multipliaient même dans les zones supposées faiblement touchées.

« Le pays tout entier passe du vert au rouge, donc l’idée de différenciation géographique perd son sens quand le niveau de propagation du virus est si dramatique », a-t-il indiqué.

« Nous devons donc mettre cela de côté pendant un certain temps pour maîtriser les flammes, car lorsque toute la forêt brûle, il ne sert à rien de cibler les activités pour éteindre un feu ici ou là. Il faut avoir une solution globale pour éteindre les flammes. »

En discutant des restrictions à venir, M. Balicer a déclaré : « Nous avons besoin d’une solution globale pour éteindre les flammes : après les jours de fêtes et les vacances, les gens iront au travail dans de nombreux cas, presque comme d’habitude, et ils rentreront chez eux, mais n’iront pas au bar, au restaurant ou chez des amis pour un dîner ensemble, et les enfants ne se rendront pas ensemble au centre commercial. »

Benjamin Netanyahu annonce un nouveau confinement en raison du coronavirus, le 13 septembre 2020. (Yoav Dudkevitch / POOL / AFP)

« La raison pour laquelle nous le faisons de cette manière est que nous devons trouver un équilibre entre les besoins économiques et les besoins de santé publique, et nous essayons de prendre le meilleur de chaque option dans cette situation difficile », a-t-il assuré.

Selon M. Balicer, la politique est guidée par la reconnaissance de l’impact de la pandémie sur l’économie ainsi que sur la propagation du virus.

« L’impact du coronavirus sur l’économie est tout aussi dangereux que le virus lui-même, et il est également essentiel de s’y attaquer », a-t-il souligné. « Nous en sommes tout à fait conscients et nous faisons tout notre possible pour retarder et contrecarrer certains des impacts négatifs de toute mesure que nous prenons. »

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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