Les partis arabes Hadash, Taal et Balad s’accordent pour se présenter ensemble
La liste électorale commune serait placée sous la houlette de Youssef Jabareen (Hadash), suivi d’Ahmad Tibi (Taal) puis de Sami Abou Shahadeh (Balad)
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Mercredi, les partis à majorité arabe Hadash, Taal et Balad ont annoncé qu’ils avaient convenu de se présenter sur une liste commune lors des prochaines élections législatives, relançant ainsi, semble-t-il, la « Liste arabe unie ».
Selon un porte-parole de Hadash, le chef de ce parti, Youssef Jabareen, sera en tête de liste, suivi du chef de Taal, Ahmad Tibi, et du chef de Balad, Sami Abou Shahadeh.
Les trois partis menaient des négociations depuis plusieurs semaines, mais Tibi avait jusqu’alors fait de la résistance, cherchant à obtenir de meilleures conditions pour lui-même et pour un deuxième député de son parti. Taal est considéré comme le moins populaire des trois partis.
Balad est un parti laïc, nationaliste et radical, tandis que Taal et Hadash sont perçus comme plus modérés ; Hadash est également socialiste.
La 4ᵉ place sur la liste reviendra à Jafar Farah, de Hadash, la 5ᵉ à Bakhar Awawdeh, de Balad, et le député de Hadash Ofer Cassif occupera la 6ᵉ place sur la liste.
Taal n’obtiendra que deux sièges parmi les dix premiers : celui de Tibi et la 9ᵉ place, destinée à un candidat du parti qui reste à désigner.
Le porte-parole du parti Hadash a déclaré mercredi que Tibi avait donné son accord à la liste électorale à condition que les sixième et neuvième places de la liste fassent l’objet d’une rotation, et que Taal obtienne le poste de vice-président de la Knesset.
Alors que Taal hésitait à rejoindre une liste arabe commune, il aurait envisagé une fusion avec Makom Lekulanu, un parti de gauche naissant se présentant comme un partenariat entre militants arabes et juifs. Cependant, des sondages internes ont montré qu’un tel parti franchirait à peine le seuil électoral, ce qui a incité Tibi à accepter de rejoindre Hadash et Balad.
Ces trois partis s’étaient présentés ensemble pour la dernière fois en 2021, aux côtés du parti islamiste Raam, alors dirigé par Mansour Abbas. Mais Raam avait décidé de se séparer d’eux quelques mois avant les élections pour se présenter de manière indépendante. Raam avait remporté quatre sièges et avait rejoint la coalition de Naftali Bennett et Yaïr Lapid.
Les trois partis restants ont conservé le nom de « Liste arabe unie », né lorsque les quatre partis à majorité arabe s’étaient présentés ensemble pour la première fois en 2015. On ignore pour l’instant s’ils conserveront ce nom lors de leur inscription en vue des élections législatives du 27 octobre.
Les sondages indiquent que les Arabes israéliens seraient plus enclins à voter en grand nombre si les partis qui les représentent se présentaient ensemble plutôt que de se fragmenter en plusieurs factions. Dans des sondages récents, Hadash-Taal recueillait environ cinq sièges, tandis que Balad se situait en deçà du seuil d’entrée à la Knesset. Raam recueillait également environ cinq sièges.
En juin, Hadash avait annoncé qu’il allait de l’avant avec la reconstitution d’une liste électorale commune avec Taal et Balad en vue du prochain scrutin national, tout en « laissant la porte ouverte » à l’adhésion de Raam à un stade ultérieur.
En janvier, les quatre partis à majorité arabe avaient signé un accord les engageant à travailler ensemble pour relancer la liste commune en vue des élections. Cependant, les négociations avaient stagné pendant des mois, principalement en raison de l’insistance d’Abbas pour que ce bloc soit purement technique, afin de préserver la capacité de Raam à rejoindre une coalition gouvernementale, ce à quoi s’opposent les autres partis arabes.
Après le retrait de Raam en 2021, la liste s’était complètement effondrée avant les élections de 2022, lorsque Balad avait tenté de se présenter seul, sans succès. Les deux autres partis avaient alors formé la liste Hadash-Taal, plus petite, qui avait obtenu cinq sièges à la Knesset.
Le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, principal candidat en lice pour détrôner le Premier ministre Benjamin Netanyahu, a écarté Raam comme partenaire potentiel de coalition, tout comme la nouvelle alliance Bennett-Lapid, Beyahad. Abbas a tenté de distancier le Raam de ses racines islamistes et est actuellement en pourparlers avec le député Yoav Segalovitz (Yesh Atid), ancien chef de l’unité des enquêtes et du renseignement de la police israélienne, en vue de l’intégrer à sa liste.
Sam Sokol et Ariela Karmel ont contribué à cet article.
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