L’homme qui avait enlacé un garde nazi au tribunal se retire des plaignants
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L’homme qui avait enlacé un garde nazi au tribunal se retire des plaignants

Moshe Peter Loth se présentait comme un fils de survivant de la Shoah, mais a peut-être inventé son passé

Peter Loth entre dans une salle d'audience de Hambourg, en Allemagne, pour le procès de Bruno Dey, un gardien du camp de concentration nazi de Stutthof, le 12 novembre 2019. (Christian Charisius/Pool/AFP)
Peter Loth entre dans une salle d'audience de Hambourg, en Allemagne, pour le procès de Bruno Dey, un gardien du camp de concentration nazi de Stutthof, le 12 novembre 2019. (Christian Charisius/Pool/AFP)

Un homme de Floride qui se présente comme un enfant survivant de l’Holocauste s’est retiré de la liste des plaignants dans un procès contre un ancien gardien de camp de concentration nazi.

Moshe Peter Loth avait fait les gros titres en novembre, après avoir enlacé Bruno Dey durant le procès de ce dernier, à Hambourg.

Le ressortissant américain a déclaré au fil des ans que sa mère et sa grand-mère avaient été incarcérées dans le camp, dénoncées par son propre grand-père qu’il avait décrit comme un nazi. Il avait également affirmé qu’il avait appris, par la Croix-Rouge, qu’il était né dans ce camp.

Mais selon des informations récoltées par la Jewish Telegraphic Agency dans quatre archives de la Shoah, la femme qu’il a identifiée comme sa mère s’appelle Helene Anna Flood. Cette dernière a été libérée du camp un mois après son arrivée prétendue et plusieurs mois avant sa naissance.

Moshe Peter Loth a écrit dans un communiqué adressé à la cour et daté de samedi qu’il allait se retirer de l’affaire, a rapporté l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.

« Veuillez accepter mes excuses les plus sincères pour avoir causé des torts », a-t-il ainsi demandé. Le tribunal, a-t-il indiqué, « doit œuvrer pour la justice ».

Il a également fait savoir au Spiegel qu’il était conscient qu’il aurait dû se réconcilier avec Dey « en privé ».

Bruno Dey est accusé de complicité dans l’assassinat de 5 230 personnes au camp de concentration de Stutthof près de ce qui est aujourd’hui Gdansk, en Pologne.

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