Liberman salue la décision américaine de ne plus utiliser le terme « occupation »
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Liberman salue la décision américaine de ne plus utiliser le terme « occupation »

Le Département d'Etat, selon un nouveau document, ne fait référence qu'à "Israël, le Golan, la Cisjordanie et Gaza", sans rien dire sur le statut des territoires

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Avigdor Liberman, avec le député Avi Dichter et le chef d'Etat-major Gadi Eizenkot, devant une nouvelle section de la barrière de sécurité entre Israël et la Cisjordanie, près de Tarqumiyah, le 20 juillet 2016. (Crédit : Haim Zach/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Avigdor Liberman, avec le député Avi Dichter et le chef d'Etat-major Gadi Eizenkot, devant une nouvelle section de la barrière de sécurité entre Israël et la Cisjordanie, près de Tarqumiyah, le 20 juillet 2016. (Crédit : Haim Zach/GPO)

Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, a salué samedi la décision du Département d’Etat américain d’abandonner le terme « occupé » dans un rapport faisant référence à la Cisjordanie, la bande de Gaza et le plateau du Golan, affirmant que la vérité était finalement rendue publique.

« Le mensonge des territoires palestiniens occupés est dévoilé. Ils disent que si vous répétez suffisamment un mensonge, il finit par devenir la vérité, mais la vérité sera toujours plus forte », a tweeté Liberman. « L’annonce du département d’État américain en est la preuve. »

Liberman, qui en tant que ministre de la Défense est responsable de l’administration de la Cisjordanie, a commenté le rapport annuel du Département d’Etat américain sur les violations des droits de l’homme dans le monde vendredi, qui ne parle plus de la Cisjordanie comme étant « occupée ».

Alors que les précédents rapports nationaux sur les pratiques en matière de droits de l’homme comportaient une section sur « Israël et les territoires occupés », le document de cette année fait plutôt référence à « Israël, le plateau du Golan, la Cisjordanie et Gaza ».

Israël a conquis le Golan, la Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza pendant la guerre des Six Jours de 1967. Elle a annexé Jérusalem-Est et le Golan et, en 2005, s’est retirée de la bande de Gaza, qui est maintenant gouvernée par le groupe terroriste palestinien du Hamas. L’Autorité palestinienne dirige certaines parties de la Cisjordanie, mais le contrôle global reste sous le contrôle militaire israélien.

Photo illustrative de soldats contrôlant des Palestiniens à un barrage routier à l’extérieur du village cisjordanien de Yasuf, près de Naplouse. (Abir Sultan / Flash90)

En décembre dernier, il a été rapporté que l’ambassadeur des États-Unis en Israël, David Friedman, avait demandé au département d’État de cesser d’utiliser l’expression « Cisjordanie occupée », ce qui constituerait un changement notable dans la politique américaine.

Jusqu’à présent, aucun changement à cet égard ne s’est matérialisé.

Dans le passé, Friedman avait fait des remarques qui avaient été rejetées par Washington comme ne reflétant pas la politique officielle.

En septembre dernier, par exemple, il a déclaré au site d’information israélien Walla qu’il considérait que « les implantations font partie d’Israël ».

La porte-parole du Département d’Etat, Heather Nauert, avait plus tard déclaré aux journalistes que ses commentaires ne marquaient aucun changement dans la position américaine. Avant sa nomination au poste de diplomate, Friedman était un ardent partisan des implantations et un chroniqueur pour des publications israéliennes de droite.

L’ambassadeur américain en Israël David Friedman assiste à la réunion pour les relations israélo-américaines à la Knesset le 25 juillet 2017. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le rapport publié vendredi indiquait également que le statut final de Jérusalem, que le président américain Donald Trump a officiellement reconnu comme capitale d’Israël tout en planifiant le transfert de l’ambassade des États-Unis dans cette ville, restait un sujet de négociations entre les deux parties.

« Le 6 décembre 2017, les États-Unis ont reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël. « La position des Etats-Unis est que les frontières spécifiques de la souveraineté israélienne à Jérusalem sont sujettes à des négociations sur le statut final entre les parties. »

La majeure partie du reste du rapport est similaire aux années précédentes, répertoriant les violations des droits de l’homme commises par l’armée israélienne, le Hamas et l’Autorité palestinienne.

Le rapport indique que « les questions les plus importantes en matière de droits de l’homme comprennent les attaques terroristes ciblant des civils et les assassinats à motivation politique et religieuse par des groupes et des individus non étatiques ; la détention administrative des Palestiniens, souvent extraterritoriale en Israël ; et les exigences juridiques et la rhétorique officielle qui nuisent à l’environnement opérationnel des organisations non gouvernementales (ONG) de défense des droits de l’homme ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu au début de la réunion hebdomadaire du cabinet du Premier ministre à Jérusalem le 15 avril 2018. (Crédit : AFP / Gali Tibbon)

Il a ajouté que le gouvernement israélien « a pris des mesures pour poursuivre et punir les personnalités qui ont commis des abus en Israël, quel que soit leur position ou leur hiérarchie ».

Le rapport comporte également toute une partie sur les activités du Hamas à Gaza, qui, selon le rapport, comprend « des attaques à la roquette et au mortier contre des cibles civiles en Israël, et ce, depuis ou à proximité de sites civils à Gaza ». Dans l’enclave côtière, le Hamas commet des meurtres violents, des actes de torture et des arrestations arbitraires de mineurs et de personnes LGBTQ. Le travail forcé des enfants est également très répandu, selon le rapport.

Un autre chapitre, cependant, contient également des allégations détaillées contre Israël, notamment des arrestations arbitraires, des démolitions de maisons palestiniennes et la confiscation de biens palestiniens, des techniques d’interrogatoire délictuelles et des restrictions au droit des Palestiniens de se réunir et de protester pacifiquement et à leur liberté de mouvement.

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