Libye : conférence internationale en janvier à Berlin
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Libye : conférence internationale en janvier à Berlin

Cette conférence réunirait sous l'égide de l'ONU une dizaine de pays : les 5 membres du Conseil de sécurité, l'Allemagne, la Turquie, l'Italie, l'Égypte et les Émirats arabes unis

Des miliciens locaux appartenant à un groupe opposé à l'homme fort libyen Khalifa Haftar auprès de véhicules saisis aux forces de ces derniers sur une de leurs bases située à Zawiya, le 5 avril 2019. (Crédit : Mahmud TURKIA / AFP)
Des miliciens locaux appartenant à un groupe opposé à l'homme fort libyen Khalifa Haftar auprès de véhicules saisis aux forces de ces derniers sur une de leurs bases située à Zawiya, le 5 avril 2019. (Crédit : Mahmud TURKIA / AFP)

Une conférence internationale pour tenter de résoudre le conflit en Libye avec les principaux protagonistes et pays impliqués sera organisée en janvier à Berlin, a indiqué lundi un porte-parole du gouvernement allemand.

« Les préparatifs d’une telle conférence sont en cours, a déclaré lors d’une conférence de presse régulière, Steffen Seibert, porte-parole du gouvernement, ajoutant qu’elle serait réunie « dans tous les cas » en janvier.

Elle pourrait se tenir dimanche prochain, le 19 janvier, a-t-il dit, même s’il est encore trop tôt pour pouvoir le confirmer à ce stade.

En parallèle, la présidence turque a annoncé une visite ce jour-là du chef de l’Etat Recep Tayyip Erdogan à Berlin, sans en préciser le motif. Et la présidence égyptienne a indiqué de son côté que le chef de l’Etat Abdel Fattah al-Sissi, impliqué dans le conflit, s’était entretenu avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Cette conférence devrait réunir sous l’égide de l’ONU au moins dix pays : les cinq membres du Conseil de sécurité, ainsi que l’Allemagne, la Turquie, l’Italie, l’Égypte et les Émirats arabes unis.

(FILES) L’homme fort de Libye Khalifa Haftar salue pendant une parade militaire à Benghazi, à l’est de la Libye, le 7 mai 2018 (Crédit : Abdullah DOMA / AFP)

Cette annonce de sommet international sur la Libye fait suite à l’entrée en vigueur dans le pays d’une fragile cessez-le-feu entre les belligérants : le gouvernement d’union libyen (GNA) reconnu par l’ONU et les forces du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’est libyen.

Angela Merkel avait rencontré à ce sujet samedi le président russe Vladimir Poutine à Moscou.

Le président français, Emmanuel Macron, a insisté lui lundi sur la nécessité que le cessez-le-feu soit « crédible, durable et vérifiable » pour créer les conditions d’une reprise du dialogue inter-libyen, a indiqué son entourage lundi.

Entre l’arrivée sur le terrain libyen de la Turquie, la présence suspectée de mercenaires russes et l’existence d’une multitude de groupes armés – notamment des milices jihadistes, des trafiquants d’armes et des passeurs de migrants -, les pays européens craignent de voir le conflit libyen s’internationaliser et dégénérer.

Depuis le début de l’offensive des pro-Haftar sur Tripoli, plus de 280 civils ont été tués tout comme quelque 2 000 combattants, d’après l’ONU. Près de 150 000 Libyens ont été déplacés.

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