L’intelligence artificielle pourrait prédire la propagation des mélanomes
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L’intelligence artificielle pourrait prédire la propagation des mélanomes

Le scientifique israélien Assaf Zaritsky dit que l'analyse d'une séquence vidéo peut aider à identifier l'apparence et le comportement des cellules

Photo d'illustration :  John Jay Hooker montre un mélanome qui a rétréci depuis le début de son traitement au service d'oncologie de Nashville, dans le Tennessee, le 27 août 2015 (Crédit :  AP Photo/David Goldman)
Photo d'illustration : John Jay Hooker montre un mélanome qui a rétréci depuis le début de son traitement au service d'oncologie de Nashville, dans le Tennessee, le 27 août 2015 (Crédit : AP Photo/David Goldman)

Une équipe de recherche dirigée par un scientifique de l’université Ben Gurion du Negev a développé une nouvelle méthode basée sur l’intelligence artificielle, dont l’objectif est d’identifier les mélanomes susceptibles d’entraîner des métastases.

La méthode, appelée « histologie des cellules vivantes quantitative », a été présentée lors de la conférence de l’American Society for Cell Biology/EMBO à San Diego, au mois de décembre dernier, par Assaf Zaritsky du Département logiciel & génie des systèmes d’information de l’université Ben-Gurion, et Gaudenz Danuser, du Southwestern Medical Center de l’université du Texas (UTSW) à Dallas, qui ont travaillé ensemble sur ce projet.

Selon un communiqué de presse émis par l’université Ben Gurion, la méthode implique de filmer des cellules cancéreuses vivantes à l’aide de caméras microscopiques et en utilisant l’intelligence artificielle pour analyser la séquence, permettant d’identifier l’apparence et les modèles de comportement des cellules à potentiel métastasique – ce qui signifie qu’elles sont susceptibles de se propager vers d’autres endroits du corps.

La méthode a tout d’abord été développée dans les cadre des études post-doctorales à l’UTSW.

« Au-delà du potentiel de métastases, les modèles informatiques nous ont aussi permis de faire la distinction entre des cellules cancéreuses obtenues chez différents patients en quantifiant des facteurs qui ne sont pas visibles à l’oeil nu », a expliqué Zaritsky.

« De plus, nous avons découvert que différentes lignées cellulaires de mélanome sont bien plus similaires les unes aux autres que des cellules tumorales trouvées chez différents patients qui n’ont pas subi de culture prolongée à l’extérieur du corps humain, » a-t-il ajouté.

Selon Zaritsky et son partenaire, la source de ce phénomène est la sélection naturelle due au processus artificiel de transformation des cellules tumorales provenant de patients en lignées cellulaires.

Les chercheurs craignent toutefois que l’utilisation de la méthode en tant que modèle fonctionnel pour le mélanome puisse être « hors de propos au niveau clinique ».

Le cancer de la peau est une croissance anormale des cellules qui se développent majoritairement dans les zones exposées aux rayons du soleil. Avec un diagnostic et un traitement précoces, le cancer de la peau est l’un des plus faciles à soigner. S’il progresse, il peut entraîner des préjudices esthétiques ou la mort.

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