L’Iran classe « terroristes » toutes les forces américaines
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L’Iran classe « terroristes » toutes les forces américaines

Le texte étend cette dénomination au Pentagone, aux forces américaines, aux responsables de l'élimination de Soleimani et à toute personne physique ou morale impliquée dans sa mort

Des Iraniens se rassemblent pour l'enterrement du général Qasem Soleimani tué par les forces américaines, dans sa ville natale de Kerman, le 7 janvier 2020. (Crédit : Atta KENARE / AFP)
Des Iraniens se rassemblent pour l'enterrement du général Qasem Soleimani tué par les forces américaines, dans sa ville natale de Kerman, le 7 janvier 2020. (Crédit : Atta KENARE / AFP)

Le Parlement iranien a adopté mardi en urgence une loi classant toutes les forces armées américaines comme « terroristes » après l’élimination en Irak du général Qassem Soleimani par une frappe américaine.

Les députés ont amendé une loi récente qui déclarait « terroristes » les forces américaines déployées de la Corne de l’Afrique à l’Asie centrale en passant par le Moyen-Orient.

Le nouveau texte étend cette dénomination au Pentagone, à l’ensemble des forces américaines, aux responsables de l’élimination de Soleimani, et à toute personne physique ou morale impliquée dans sa mort.

La portée de cet amendement, voté alors que Soleimani doit être enterré dans sa ville natale de Kerman (sud-est de l’Iran) apparaît d’abord symbolique.

Le texte de loi amendé mardi avait été adopté initialement en avril 2019. Il déclare notamment que l’Iran « considère le régime des Etats-Unis comme un Etat parrain du terrorisme ».

Il avait été présenté à l’époque comme une « mesure de réciprocité » après que Washington eut décidé de classer les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, sur la liste américaine des « organisations terroristes étrangères ».

Chef de la Force Al-Qods, unité d’élite chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution, Soleimani était l’architecte de la stratégie de l’Iran au Moyen-Orient.

Il a été tué vendredi par une frappe de drone américain devant l’aéroport de Bagdad.

Depuis lors, les principaux dirigeants civils, religieux et militaires iraniens se relaient pour annoncer une vengeance terrible, alors que les appels à la « désescalade » se multiplient dans le monde entier par crainte d’une nouvelle déflagration majeure au Moyen-Orient.

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