L’Iran teste un nouveau lanceur de satellite
Rechercher

L’Iran teste un nouveau lanceur de satellite

Selon l'unité spatiale du ministère de la Défense iranien, le lanceur peut placer des satellites en orbite à "500 kilomètres d'altitude et porter 220 kilos" de charges

Le lancement de la nouvelle fusée porte-satellite iranienne « Zoljanah », dans un lieu non divulgué, en Iran, le 1er février 2021. (Site officiel du ministère iranien de la Défense via AP)
Le lancement de la nouvelle fusée porte-satellite iranienne « Zoljanah », dans un lieu non divulgué, en Iran, le 1er février 2021. (Site officiel du ministère iranien de la Défense via AP)

Le ministère iranien de la Défense a annoncé lundi avoir testé un nouveau lanceur de satellite équipé de son « plus puissant » moteur à combustible solide, a rapporté la télévision d’État.

Il s’agit du « premier lancement du lanceur de satellite hybride Zoljanah », a dit Ahmad Hosseini, porte-parole de l’unité spatiale du ministère, précisant qu’il s’agissait d’un test.

« Ce lanceur à trois étages peut faire concurrence aux autres lanceurs actuels dans le monde. Il est composé de deux étages de propulsion solide et d’un seul liquide », a-t-il ajouté.

Il a encore souligné qu’il avait des « objectifs de recherche ».

Selon M. Hosseini, Zoljanah peut placer des satellites en orbite à « 500 kilomètres d’altitude et porter 220 kilos » de charges.

Des images de la télévision d’État montrent la fusée lancée depuis une zone désertique, sans que le lieu et la date de l’essai ne soient précisés.

Selon l’agence de presse Mehr, le lancement a eu lieu dans la province centrale de Semnan, où se trouve un centre spatial.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, avaient lancé en avril 2020 leur premier satellite militaire.

Baptisé « Nour », il avait « orbité autour de la Terre à 425 km », après avoir été transporté avec le lanceur Qassed équipé d’un système de propulsion solide et liquide similaire à la fusée Zoljanah.

Les États-Unis avaient alors estimé que ce lancement prouvait que le programme spatial iranien était destiné à des fins militaires plus que commerciales.

Téhéran maintient n’avoir aucune intention d’acquérir des armes nucléaires et répète que ses activités aérospatiales sont pacifiques et conformes avec une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...