Londres « préoccupé » par le projet de Trump sur Jérusalem
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Londres « préoccupé » par le projet de Trump sur Jérusalem

"Nous-mêmes n'avons pas l'intention de déplacer notre ambassade", a tenu à préciser le chef de la diplomatie britannique

Boris Johnson, secrétaire d'Etat des Affaires étrangères  britannique, à Londres, le 27 juin 2016. (Crédit : Ben Stansall/AFP)
Boris Johnson, secrétaire d'Etat des Affaires étrangères britannique, à Londres, le 27 juin 2016. (Crédit : Ben Stansall/AFP)

Le Royaume-Uni « observe avec préoccupation » les récents développements aux Etats-Unis, où le président Donald Trump a l’intention de reconnaître mercredi Jérusalem comme la capitale d’Israël, a indiqué le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson à Bruxelles.

« Nous observons avec préoccupation les informations que nous avons entendues », a réagi M. Johnson en arrivant à une réunion de l’Otan.

« Nous pensons que Jérusalem devrait, évidemment, faire partie d’une solution définitive (au conflit) entre Israéliens et Palestiniens, une solution négociée », a-t-il insisté.

« Nous-mêmes n’avons pas l’intention de déplacer notre ambassade », a également tenu à préciser le ministre britannique, alors que Donald Trump devrait également ordonner des préparatifs pour déménager, à terme, l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv vers Jérusalem.

La Première ministre britannique Theresa May a indiqué mercredi qu’elle parlera au président américain Donald Trump de sa décision attendue de reconnaître officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël.

« J’ai l’intention de parler au président Trump de ce sujet », aurait dit May selon Reuters.

« Notre position n’a pas changé », a ensuite déclaré Theresa May devant les députés britanniques.

« Le statut de Jérusalem devrait être décidé dans une solution négociée entre Israéliens et Palestiniens et Jérusalem devrait être une capitale partagée ».

L’intervention du président américain est prévue à 20H00 (heure israélienne). Il « reconnaîtra Jérusalem comme la capitale d’Israël », a indiqué un responsable de l’administration sous couvert d’anonymat, mettant en avant la « reconnaissance d’une réalité » à la fois historique et contemporaine.

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