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L’opposition défie la coalition et vote pour examiner l’embauche de profs arabes

Le vote a été l'occasion pour Netanyahu de s'allier à la Liste arabe unie pour soutenir la commission d'enquête parlementaire sur les écarts de recrutement dans la communauté arabe

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Effusion de joie à la Knesset après l'adoption d'un projet de loi, le 20 octobre 2021. (Capture d'écran Douzième chaîne)
Effusion de joie à la Knesset après l'adoption d'un projet de loi, le 20 octobre 2021. (Capture d'écran Douzième chaîne)

Les partis d’opposition ont remporté leur première victoire sur la coalition depuis le début de la session d’hiver du Parlement mercredi, en adoptant un projet de loi visant à créer une commission d’enquête parlementaire sur les écarts d’embauche entre les enseignants juifs et arabes dans le système éducatif.

Le vote a vu le chef de l’opposition Benjamin Netanyahu s’allier avec des législateurs de la Liste arabe unie, qu’il a souvent qualifié de « partisans du terrorisme ».

Les membres du parti ultra-orthodoxe Shas, alliés de longue date du leader du Likud, ont également soutenu le projet de loi proposé par le député de la Liste arabe unie Ahmad Tibi, qui a été adopté par 47 voix pour et 46 contre.

Le projet de loi note qu’alors que les enseignants des écoles juives sont embauchés à la suite d’un processus d’entretien, les instructeurs des écoles arabes sont simplement placés en fonction de leur classement sur la liste d’attente du ministère de l’Education. De fait, de nombreux enseignants arabes n’ont pas pu trouver de travail. Le projet de loi prévoit que la commission d’enquête examinera les raisons pour lesquelles les différentes méthodes de placement sont utilisées et proposera des recommandations sur la meilleure façon d’aller de l’avant.

A l’annonce des résultats du vote, les législateurs du Likud et de la Liste arabe unie ont éclaté de joie, mais pas ensemble.

Le gouvernement, qui dispose de 61 sièges, la plus petite majorité possible à la Knesset, qui compte 120 sièges, doit relever un défi majeur dans les semaines à venir : adopter le budget de l’État avant la date limite du 14 novembre. S’il ne le fait pas, des élections seront automatiquement organisées. Le budget a été adopté en première lecture le mois dernier, mais de nombreux législateurs de l’opposition n’ont pas participé au vote.

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