Lorde traitée d’hypocrite dans une pleine page du Washington Post
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Lorde traitée d’hypocrite dans une pleine page du Washington Post

Un rabbin américain fustige la chanteuse néo-zélandaise qui continue à se produire en Russie

Lorde (Crédit : capture d'écran YouTube)
Lorde (Crédit : capture d'écran YouTube)

Le célèbre rabbin américain Shmuley Boteach a attaqué la chanteuse pop néo-zélandaise Lorde dans une publicité du Washington Post publiée lundi, dans laquelle il traitait l’artiste de « bigote » haineuse pour avoir boycotté Israël.

La chanteuse de 21 ans a déclaré la semaine dernière qu’elle annulait sa participation au concert de Tel Aviv du 5 juin, selon le producteur israélien.

La décision a attiré une pluie de critiques en Israël, disant qu’elle avait cédé à la pression du mouvement pro-palestinien Boycott Divestment Sanctions, alors que le gouvernement annonce des projets de plusieurs millions de dollars pour lutter contre le boycott de l’État juif.

L’annonce de Boteach, un rabbin au franc-parler et avocat, montre une photo de Lorde superposée sur un fond d’hommes portant des bébés à travers les décombres de bâtiments bombardés, apparemment en Syrie, à côté d’une photo de drapeaux israéliens au vent au-dessus de bâtiments.

« Lorde et la Nouvelle-Zélande ignorent la Syrie mais attaquent Israël », titre le texte, suivi de « 21 ans, c’est jeune pour devenir un bigot ».

Rabbi Shmuley Boteach (photo credit: Courtesy)
Rabbi Shmuley Boteach (Crédit photo : Courtesy)

L’annonce a été payée par le World Values ​​Network de Boteach. Ce dernier a mis en place une page web de collecte de fonds « GoFundMe » pour financer la publicité. Lundi, il avait récolté 26 000 dollars sur un objectif déclaré de 100 000 dollars.

Boteach a traité Lorde d’hypocrite alors qu’elle maintient deux spectacles prévus en Russie, malgré le soutien du président russe Vladimir Poutine au régime d’Assad dans la guerre civile syrienne, un point qui avait déjà été souligné par ailleurs.

« Alors que Lorde prétend être concernée par les droits de l’homme, elle a choisi hypocritement de continuer ses deux concerts dans la Russie de Poutine, malgré son soutien au régime génocidaire d’Assad, qui a déjà coûté la vie à plus de 500 000 innocents, et à la longue litanie de violations des droits de l’homme commises par la Russie », pouvait-on lire dans le texte.

« Lorde se joint au boycott antisémite global d’Israël, mais se produira en Russie, malgré le soutien de Poutine au génocide d’Assad en Syrie », a écrit Boteach. « Boycottons les boycotteurs et disons à Lorde et à ses camarades fanatiques que la haine des Juifs n’a pas sa place au 21e siècle. »

Le rabbin a souligné les antécédents de la Nouvelle-Zélande en matière de soutien aux mesures critiquant Israël à l’ONU.

« Malheureusement, les préjugés grandissants de la Nouvelle-Zélande contre l’État juif semblent se répercuter sur ses jeunes », poursuit l’annonce. Lorde, poursuit la publicité, a « rejoint le mouvement antisémite BDS qui cherche l’anéantissement économique de l’Etat juif, en annulant son concert programmé à Tel-Aviv ».

Peu de temps après l’annonce du concert de Lorde en Israël le mois dernier, les Néo-Zélandais Nadia Abu-Shanab et Justine Sachs – respectivement, Palestinienne et juive – ont publié une lettre ouverte sur le site The Spinoff, disant que la performance prévue de Lorde en Israël « envoie le mauvais message ».

En réponse, la chanteuse avait tweeté qu’elle « étudiait toutes les options ». Le promoteur du concert devait annoncer plus tard que le spectacle était annulé.

Le Conseil juif de Nouvelle-Zélande et la Fédération sioniste de Nouvelle-Zélande ont tous deux critiqué la décision et mis en évidence le double standard de ceux qui soutiennent un boycott contre Israël.

L’ambassadeur d’Israël en Nouvelle-Zélande, Itzhak Gerberg, a invité Lorde à le rencontrer et à discuter d’« Israël, ses réalisations et son rôle en tant que seule démocratie au Moyen-Orient ».

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