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L’université de Tel Aviv va passer à 100 % d’énergie verte sur le campus

La décision de mener à bien ce projet ambitieux a été prise dans le cadre de la mise en œuvre du plan stratégique du "Conseil Vert" de l'université

Des panneaux solaires sur le toit de la Faculté des sciences sociales de l’Université de Tel Aviv. (Crédit : Université de Tel Aviv)
Des panneaux solaires sur le toit de la Faculté des sciences sociales de l’Université de Tel Aviv. (Crédit : Université de Tel Aviv)

Une première dans les institutions publiques israéliennes en général et les universités en particulier : l’université de Tel Aviv a lancé un appel d’offres portant sur l’ensemble de ses services d’approvisionnement en électricité, dans le but de faire passer la totalité de sa consommation sur le campus exclusivement vers des sources d’énergie verte en quelques années, a rapporté le site de l’Association française de l’université de Tel Aviv. Le but ultime est la réduction de l’empreinte carbone sur le campus pour atteindre la neutralité carbone d’ici 12 ans.

La décision de mener à bien ce projet ambitieux a été prise dans le cadre de la mise en œuvre du plan stratégique du « Conseil Vert » de l’université, dirigé par son président, le professeur Ariel Porat. Au terme d’un long travail d’élaboration, le Conseil s’est fixé comme objectif de mettre en œuvre dans un avenir proche une série de mesures d’efficacité, notamment la transition vers l’utilisation de l’énergie durable, le recyclage de l’eau et des matériaux, la diminution de l’utilisation du papier, la réduction des émissions causés par les transports, la réduction des commandes de produits carnés pour les événements, etc.

« En tant qu’institution universitaire de premier plan dans le domaine de l’écologie et des sciences de l’environnement, et compte tenu de son engagement à réagir à la crise climatique, l’Université de Tel Aviv a mis en place il y a environ un an une ‘initiative neutralité carbone’, première du genre dans les universités en Israël. Dans ce cadre, le ‘Conseil vert’, créé à l’université il y a quelques années, a formulé un plan de travail détaillé pour les dix prochaines années. Le récent appel d’offres constitue un grand pas sur la voie de la réalisation de notre objectif : une réduction significative de l’empreinte carbone sur le campus, dans le but de se rapprocher le plus possible d’une neutralité carbone. En tant qu’université publique centrale, il est de notre devoir d’être au premier rang de la lutte contre la crise climatique à commencer par notre campus et au-delà », a déclaré le professeur Ariel Porat.

« Il s’agit d’un appel d’offres sans précédent par son ampleur et sa complexité, ainsi que par l’étendue de son impact sur la réduction des émissions de carbone sur le campus », a ajouté Gad Frank, directeur général de l’Université. « L’université est un acteur important du secteur public, et il est clair que notre initiative sera susceptible de modifier totalement la conception institutionnelle du marché de l’électricité verte en Israël. Nous pensons que d’autres organismes publics tels que les collectivités locales, les entreprises gouvernementales et d’autres établissements d’enseignement supérieur nous suivront, car nous avons déjà reçu plusieurs demandes à ce sujet. Cette démarche encouragera les fournisseurs d’électricité verte à élargir leur périmètre de production et la variété des solutions qu’ils proposent. De plus, dans le cadre de cet appel d’offres, nous avons créé une plateforme qui permettra de promouvoir la recherche et les collaborations dans le domaine de l’innovation technologique. En outre, l’université compte un certain nombre de chercheurs importants dans le domaine de l’énergie. Grâce à l’appel d’offres et aux installations qui seront implantées sur le campus, nous pourrons permettre à ces chercheurs d’approfondir leurs recherches dans cette discipline et de développer des solutions dans les différents domaines de l’énergie. »

Le coût de l’appel d’offres est d’environ un demi-milliard de shekels pour les 12 prochaines années. Il comprend trois volets principaux : l’achat d’électricité auprès de fournisseurs qui produisent de l’électricité verte à hauteur de plus de 30 millions de shekels par an. De plus, la construction de 14 nouvelles installations solaires pour la production d’électricité utilisant la technologie photovoltaïque (PV). Les dispositifs seront installés sur les toits des différents bâtiments de l’université et rejoindront les sept installations déjà existantes, de sorte qu’au total l’université produira de l’électricité photovoltaïque (PV) à hauteur de 2,8 MW, pour un investissement de 20 millions de shekels (en plus des 10 millions déjà investis au cours de la première phase), le tout sur une superficie d’environ 18 000 mètres carrés (les installations seront érigées sur les toits des bâtiments des cliniques dentaire, d’architecture, ainsi que sur les bâtiments Gilman, Mitchell, Dan David, Sharett, le centre sportif, les bibliothèques de la Faculté de médecine et de l’Ecole des professions de la santé, l’Académie de musique, le centre de machinerie de l’université, et le parking Smolarz).

Le professeur Ariel Porat, président de l’Université de Tel Aviv. (Crédit : Université de Tel Aviv)

L’université construira également deux grandes installations de stockage, qui emmagasineront l’électricité pendant la journée pour l’utiliser principalement le soir, d’une capacité totale d’environ trois mégawatts par heure (le coût de construction des installations de stockage est d’environ 10 millions de shekels).

Les documents de l’appel d’offres stipulent que « l’université souhaite réduire son empreinte carbone par la production et la consommation d’électricité provenant de sources d’énergie vertes, essentiellement l’énergie solaire ou l’énergie éolienne. L’Université achètera de l’électricité provenant de dispositifs d’énergie renouvelable à l’extérieur du campus, agrandira son système de production d’électricité à base de technologie Photovoltaïque (PV) sur les toits de l’université ; mettra en place un système de stockage de l’électricité (qui, entre autres, pourra permettre dans l’avenir de fournir la puissance nécessaire aux bornes de recharge de véhicules électriques) ainsi qu’une infrastructure de toiture solaire au-dessus des bâtiments afin de réduire la chaleur urbaine grâce à l’ombrage ».

L’équipe chargée de diriger l’appel d’offres comprenait le professeur Avi Kribus de la Faculté d’ingénierie et le directeur général chargé de l’ingénierie et de la maintenance, Ofer Lugassi, aux côtés de conseillers externes de la société Golan Solar, du bureau juridique de l’université et du cabinet d’avocats S. Horowitz représenté par Me Lior Mimon, Me Mye Elnir et Me Or Schaffer. L’équipe d’experts qui a cartographié toutes les émissions de carbone sur le campus pour le « Conseil vert » comprenait également, le professeur Marcelo Sternberg de la Faculté des sciences de la vie, à la tête de l’équipe, le Dr. Vered Blas, le Dr. Orli Ronen de l’École Porter d’études de l’environnement, et Alon Sapan, directeur du Musée Steinhardt d’histoire naturelle.

« Cet appel d’offres constitue une étape importante du plan stratégique de l’université pour réduire les émissions de carbone. D’après une étude approfondie que nous avons menée l’année dernière, les émissions de dioxyde de carbone liées à la consommation de l’électricité que nous achetons actuellement à une centrale électrique ordinaire constituent la principale composante des émissions de gaz à effet de serre sur le campus, soit 42 % du total. Par conséquent, il est très important de réduire considérablement cette source », a déclaré le professeur Avi Kribus, qui conclut : « Dans le cadre de cet appel d’offres, nous donnerons la priorité au fournisseur qui pourra fournir une part aussi élevée que possible de l’électricité à partir de sources renouvelables, principalement l’énergie solaire. En outre, l’appel d’offres comprend une augmentation importante de l’électricité autoproduite par des panneaux solaires sur le campus lui-même. En parallèle, nous préparons un plan directeur à long terme qui comprendra des actions supplémentaires pour réduire les émissions de gaz de l’université, ainsi qu’un suivi et des rapports réguliers afin que nos progrès vers une ‘émission zéro’ soient mesurables et transparents pour le public ».

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