Macron : les fêtes religieuses d’avril devront se faire « sans rassemblement »
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Macron : les fêtes religieuses d’avril devront se faire « sans rassemblement »

Cette directive survient à trois semaines de la fête de Pessah, qui donne habituellement lieu à d'importants regroupements familiaux et synagogaux

Le président français Emmanuel Macron, en vidéoconférence avec les représentants des cultes, au palais de l'Elysée, le 23 mars 2020. (Crédit :Ian Langsdon, Pool via AP)
Le président français Emmanuel Macron, en vidéoconférence avec les représentants des cultes, au palais de l'Elysée, le 23 mars 2020. (Crédit :Ian Langsdon, Pool via AP)

Emmanuel Macron a prévenu lundi les représentants des cultes, réunis par audioconférence, que les fêtes d’avril (Pâques juive et chrétienne, début du ramadan) devront se faire « sans rassemblement », ont indiqué à l’AFP plusieurs participants.

« Toutes les fêtes religieuses arrivent en avril. Le président a eu un langage de vérité : les fêtes, compte tenu de la situation actuelle ne peuvent pas s’organiser comme cela se fait habituellement », a déclaré à l’AFP le président du Conseil français du culte musulman Mohammed Moussaoui, qui participait aux échanges.

Emmanuel Macron a prévenu que « les fêtes ne seront pas vécues comme habituellement. Il y a une possibilité de les vivre de manière virtuelle », a renchéri François Clavairoly, le président de la fédératon protestante de France.

L’Elysée a confirmé à l’AFP que le chef de l’Etat leur avait demandé de « se préparer à célébrer ces grandes fêtes dans un cadre différent ».

La semaine sainte et le week-end de Pâques pour les chrétiens tombent du 6 au 12 avril, avant le lundi de Pâques le 13. Les fêtes de Pessah, la Pâque juive, sont prévues du 9 (au 8 au soir) au 16 avril et le ramadan doit débuter autour du 24 avril.

Ambassadeurs et diplomates se sont rassemblés pour un seder de Pessah modèle, à Tel Aviv, le 2 avril 2017. (Crédit : The Israel Project)

Selon l’Elysée, les participants ont convenus de la « création d’une cellule d’écoute, à la disposition des soignants pour orienter les familles ou les personnes les plus isolées ou démunis à la gestion de la maladie ».

Ce serait « un outil plus restreint qu’un numéro vert, où des associations pourraient effectuer des permanences téléphoniques et où seraient dirigées des personnes en difficultés pour avoir un soutien moral voire spirituel, en fonction de leur croyance ou sensibilité ou obédience. »

Le président a demandé au ministère de l’Intérieur de lui faire une proposition rapide en ce sens pour proposer « un outil simple et facilement utilisable pour familles », selon l’Elysée.

Le chef de l’Etat s’est voulu aussi rassurant sur le fait qu’il n’était pas question que la crémation se généralise pour les personnes décédées du Covid-19. « Le président a dit qu’aucune directive n’avait été donnée aux préfets en ce sens, il y a eu des maladresses de langage dans quelques situations, le malentendu est dissipé », a indiqué l’Elysée. La crémation est proscrite dans la tradition juive et musulmane.

A également été abordée la gestion par les collectivités locales des espaces funéraires, sachant qu’il incombe aux maires de prendre les dispositions nécessaires pour les places dans les cimetières.

Cette réunion comprenait les responsables des principaux cultes (musulman, catholique, protestant, bouddhiste, orthodoxe) ainsi que des assocations laïques et de francs-maçons. Elle devrait se renouveler dans une quinzaine de jours.

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