Malgré les tentatives de censure de Téhéran, des vidéos commencent à émerger
Les clips montrent des manifestations pacifiques et des violences policières, des manifestants brûlant des véhicules de police et déchirant des portraits de dirigeants
Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Outrepassant les tentatives du régime destinées à bloquer les réseaux sociaux suite aux grandes manifestations démarrées depuis jeudi, les activistes iraniens ont inondé Twitter et d’autres sites avec des clips vidéo de manifestations de masse et d’actes de défiance individuels.
Les manifestations, déclenchées par les mesures d’austérité du président Hassan Rouhani et alimentées par la mort par balle de deux manifestants dimanche soir dans la petite ville d’Izeh dans le sud-ouest de l’Iran, se sont transformées en une opposition aux symboles du régime.
Des vidéos ont montré des manifestants déchirant des affiches de Rouhani et même de l’ayatollah Ruhollah Khomeini, le fondateur de la République islamique, ainsi que des véhicules de police renversés et incendiés.
A Téhéran, des manifestants ont arrêté un véhicule des Gardiens de la révolution transportant des manifestants arrêtés. Le cameraman peut être entendu criant : « Renversez-le ! »
Demonstrators in Iran stopped an Islamic Revolutionary Guard van carrying arrested protesters.
City: Tehran
Cameraman yells: "Topple it!"#IranProtests pic.twitter.com/Ra1MUhZTff— Armin Navabi (@ArminNavabi) January 1, 2018
A Ispahan, dans le centre de l’Iran, des manifestants ont attaqué et incendié des véhicules appartenant à des membres des Basij après que ceux-ci ont ouvert le feu. Le Basij fait partie du corps des Gardiens de la révolution islamique.
#Iran #News:Setting Ablaze the Cars of the Repressive Paramilitary '#Basij Force' in #Esfahan Province
After opening fire on demonstrators by the regime's repressive paramilitary force in Esfahan, people attacked them and set their cars ablaze #FreeIran #Iranprotests #No2Rouhan pic.twitter.com/yxsjZKa1OU— Iran News Update (@IranNewsUpdate1) December 31, 2017
A Ahwaz, dans le sud-ouest de l’Iran, les manifestants ont réagi face aux policiers anti-émeute en leur lançant des pierres.
https://twitter.com/BabakTaghvaee/status/947632230851112960
A Pardis, dans l’est de la province de Téhéran, on pouvait voir des manifestants déchirer une affiche de l’ayatollah Ali Khamenei, chef suprême du régime islamique.
#Kermanshah tonight: Brave and angry people tear down photo of #Iran Regime's Supreme Leader Ali Khamenei #FreeIran #Iranprotests #Regimechange pic.twitter.com/prG7AhjaKH
— Hossein Abedini (@HoAbedini) December 31, 2017
Dans un autre endroit non identifiable, une affiche de l’ayatollah Khomeini a été vue en feu à même le sol.
#IranProtests. Reminiscent of the last days of the Shah.
(via MEK activists in #Iran) #FreeIran #No2Rouhani pic.twitter.com/1zUtVfufdG
— M. Hanif Jazayeri (@HanifJazayeri) December 31, 2017
A Kermanshah, dans l’ouest de l’Iran, la police anti-émeute a été vue donnant des coups de pied aux manifestants et les battant avec des matraques en bois.
https://twitter.com/LVNancy/status/946903053671710720
Les femmes ont également joué un rôle actif dans les manifestations.
Dans une image qui pourrait bien symboliser cette effusion de frustration à travers le pays, on peut voir une jeune femme enlever son hijab et le transformer en drapeau, afin de protester contre le code vestimentaire islamique imposé aux femmes depuis la révolution de 1979.
#IranProtests: Hundreds of thousands across #Iran chant "We don't want Islamic Republic!" & "Clerics shame on you, let go of our country!" Woman in video took off her #Hijab to protest Islamic dress code imposed on Iranian women since 1979. #IStandWithHer pic.twitter.com/CHNwrTsWPA
— Mark Vallen (@mark_vallen) December 29, 2017
De façon plus discrète, une fille kurde de la ville iranienne kurde d’Ilam a été filmée taguant « Mort au dictateur » sur un mur alors que l’homme qui capturait la scène la pressait de se dépêcher.
Kurdish girl in #Iran writes "Death to dictator" on a wall.
City: Ilam
Cameraman whispers: "hurry, hurry."#IranProtests pic.twitter.com/yrqKss0LLR— Armin Navabi (@ArminNavabi) December 31, 2017
Ailleurs, une manifestante a pu être vue en train de pleurer : « Nous avons tout dans ce pays, pourtant les femmes sont obligées de vendre leurs corps et leurs âmes ! »
https://twitter.com/AliSalari1965/status/947622743654240256
Les manifestations semblent s’être étendues comme une traînée de poudre, touchant des villes de toutes tailles, parmi lesquelles Aligudarz, située à 503 kilomètres de Téhéran, dans le nord-est du pays.
VIDEO: Smaller cities in #Iran like #Aligudarz in #Lorestan province join protests as popular #IranProtests uprising enters day five https://t.co/ioAN7zmkcV pic.twitter.com/hE1EwMvlx7
— Al Arabiya English (@AlArabiya_Eng) January 1, 2018
Now in #Iran ! 52 cities are protesting against the global sponsor of #terrorism; the #Iranian regime.#IranProtests #IranianProtests #IranUprising #Mashhad #Tehran pic.twitter.com/onyGHQNoMQ
— Salman Al-Ansari | سلمان الأنصاري (@Salansar1) December 31, 2017







