Mandelblit refuse la demande d’Otzma Yehudit d’avancer un candidat sur sa liste
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Mandelblit refuse la demande d’Otzma Yehudit d’avancer un candidat sur sa liste

Si la commission électorale interdit de remplacer le candidat disqualifié Michael Ben-Ari par Itamar Ben Gvir, la faction extrémiste pourrait ne pas être représentée à la Knesset

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

L'avocat Itamar Ben Gvir arrive au tribunal de première instance de Jérusalem, le 29 octobre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)
L'avocat Itamar Ben Gvir arrive au tribunal de première instance de Jérusalem, le 29 octobre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le procureur général Avichai Mandelblit a recommandé mercredi que la commission centrale électorale rejette la demande du candidat d’Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, d’avancer de deux places sur la liste de l’Union des partis de droite pour la Knesset afin de remplacer son collègue Michael Ben-Ari qui a été récusé.

Le procureur général a fait valoir que « la commission centrale électorale n’est pas autorisée à modifier l’ordre des candidats sur les listes qui lui sont soumises ».

Bien que Mandelblit ait reconnu la circonstance exceptionnelle qui a conduit l’Union des partis de droite à faire appel, il a déclaré que « tant que la loi existante restera en vigueur, il n’y aura pas de mécanisme juridique pour accéder à cette demande ».

La position du procureur général a été donnée à la demande de Hanan Melcer, président de la commission centrale électorale, qui rendra une décision finale à ce sujet dans les prochains jours.

Il convient de noter que la dernière fois que Mandelblit a fait une recommandation à la commission concernant Otzma Yehudit – pour disqualifier son président Michael Ben-Ari pour son incitation au racisme – l’organe électoral a fait fi de son opinion en approuvant la candidature de l’extrême droite, le 6 mars.

Toutefois, un groupe de législateurs de l’opposition a fait appel de cette décision devant la Cour suprême, qui, dans une décision de 8 contre 1 rendue dimanche, a officiellement interdit à Ben-Ari de se livrer à son idéologie anti-Arabe et à ses incitations à la haine.

C’était la première fois dans l’histoire de la Cour que la candidature d’un individu, plutôt que d’un parti ou d’une faction, était interdite.

Michael Ben-Ari du parti Otzma Yehudit assiste à une audience à la Cour suprême de Jérusalem, le 14 mars 2019, pour être autorisé à se présenter à un siège à la Knesset. (Crédit : GIL COHEN-MAGEN / AFP)

Ben-Ari avait été placé au cinquième rang sur la liste de l’Union des partis de droite [UPD], qui est le regroupement de HaBayit HaYehudi, de l’Union nationale et d’Otzma Yehudit. Le numéro 2 de ce dernier parti, son seul autre candidat sur la liste UPD, Ben Gvir, a été placé numéro huit.

Alors que tous les candidats classés en dessous de Ben-Ari ont progressé d’une place – faisant de Ben Gvir le numéro 7 – Otzma Yehudit veut s’assurer qu’au moins un de ses candidats entre à la prochaine Knesset. La liste des partis de droite se situe à environ six ou sept sièges dans les sondages récents, ce qui fait courir à Ben Gvir le risque de ne pas accéder à la Knesset s’il n’est pas promu à la cinquième place.

En réponse à cette décision, Ben Gvir a déclaré que « l’impression créée (par la recommandation) est que le procureur général et le bureau du procureur général feront tout pour empêcher les candidats d’Otzma Yehudit d’entrer à la Knesset ». L’avocat a déclaré que ces efforts s’avéreraient vains et qu’il entrerait quand même dans l’organe législatif.

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