Manifestation hebdomadaire à Tel Aviv contre la corruption
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Manifestation hebdomadaire à Tel Aviv contre la corruption

Une centaine de personnes ont manifesté contre Netanyahu, qui fait face à plusieurs enquêtes de corruption

Quelques milliers d'Israéliens réclament à Tel Aviv la démission du Premier ministre Benjamin Netanyahu, le 16 février 2018. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Quelques milliers d'Israéliens réclament à Tel Aviv la démission du Premier ministre Benjamin Netanyahu, le 16 février 2018. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Des centaines d’Israéliens ont convergé sur la place Habima, au centre de Tel Aviv, samedi, pour une manifestation hebdomadaire de protestation anti-corruption contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Les manifestants ont réussi à bloquer plusieurs rues autour de la place. Toutefois, le nombre de manifestants a considérablement diminué par rapport aux milliers de personnes qui se sont rassemblées ces derniers mois.

Samedi également, une centaine de manifestants de droite ont manifesté en face de Habima pour soutenir Netanyahu, a rapporté le site d’information Ynet.

En outre, une centaine d’Israéliens a protesté à Goren Square, près du domicile du procureur général Avichai Mandelblit à Petah Tikva, lui demandant de condamner Netanyahu pour une série d’enquêtes de corruption contre lui.

Le procureur général Avichai Mandelblit prend la parole lors d’une cérémonie à Jérusalem, le 26 octobre 2017. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Des manifestations ont lieu chaque samedi soir depuis plus d’un an devant la maison de Mandelblit, alléguant que ce dernier bloque les enquêtes contre Netanyahu.

En avril, la Cour suprême de justice a jugé que si les manifestations ne devaient pas être utilisées pour exercer une pression indue sur les fonctionnaires en les harcelant dans leurs résidences privées, elles ne pouvaient pas empêcher les manifestations, qui constituent « une composante importante et centrale de toute société démocratique ».

Le mois dernier, la police a recommandé que M. Netanyahu soit inculpé dans deux enquêtes sur la corruption, connues sous le nom d’affaires 1000 et 2000.

Il est également soupçonné, dans le cadre de l’enquête sur l’affaire 4000, dans laquelle Shaul Elovitch, l’actionnaire majoritaire de Bezeq, Shaul Elovitch, aurait ordonné au site d’information Walla, dont il est propriétaire, d’accorder une couverture positive à la famille Netanyahu en échange de l’avancement par le Premier ministre de la réglementation qui lui serait financièrement avantageuse.

Dans l’affaire 1000, Netanyahu et son épouse sont soupçonnés d’avoir reçu des dons illicites de bienfaiteurs milliardaires, d’une valeur d’environ un million de shekels en cigares et en champagne de la part du producteur hollywoodien d’origine israélienne Arnon Milchan et du propriétaire de la station balnéaire australienne James Packer, en échange de certains avantages.

Des Israéliens brandissent des pancartes et crient des slogans lors d’un rassemblement contre la corruption au sein du gouvernement, sur la place Sion à Jérusalem, le 23 décembre 2017. (Hadas Parush/Flash90)

L’affaire 2000 porte sur un accord présumé illicite entre Netanyahu et l’éditeur du journal Yedioth Ahronoth Arnon Mozes, selon lequel le Premier ministre aurait affaibli un quotidien concurrent, Israel Hayom, soutenu par Sheldon Adelson, en échange d’une couverture plus favorable de la part de Yedioth.

Plus tôt cette semaine, un ancien conseiller en communication de la famille Netanyahu, Nir Hefetz, est devenu le troisième ancien proche assistant du Premier ministre à accepter de coopérer avec la police.

Il aurait promis de fournir à la police des messages SMS et des enregistrements compromettants de Netanyahu et de sa femme dans plusieurs affaires judiciaires, notamment les affaires 4000 et 1000.

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