Meretz réitère son appel à une fusion avec les Travaillistes
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Meretz réitère son appel à une fusion avec les Travaillistes

"Nous avons maintenant besoin d'un grand groupe de gauche aux côtés du centre", a déclaré la chef du parti Tamar Zandberg

La députée et chef du parti Meretz Tamar Zandberg lors d'une réunion du parti à la Knesset, le 27 mai 2019. (Yanothan Sindel/Flash90)
La députée et chef du parti Meretz Tamar Zandberg lors d'une réunion du parti à la Knesset, le 27 mai 2019. (Yanothan Sindel/Flash90)

Mercredi soir, la chef du parti Meretz Tamar Zandberg a appelé à la formation d’une liste commune avec le parti Travailliste après que la Knesset a voté sa propre dissolution déclenchant ainsi de nouvelles élections prévues le 17 septembre.

« Dans la matinée, je vais appeler le parti Travailliste à entrer dans des négociations afin de se présenter ensemble aux élections, a-t-elle dit. Nous avons maintenant besoin d’un grand groupe de gauche aux côtés du centre ».

Jeudi matin, la députée de Meretz Michal Rozin a fait écho à cet appel. « C’est la bonne chose à faire que d’appeler les électeurs à voter pour une seule liste », a-t-elle déclaré à la Radio de l’Armée.

Une telle fusion avait été discutée avant les élections du 9 avril, et aussi après.

Zandberg a appelé à une liste commune avant le vote, mais elle a été rejetée par le parti Travailliste, qui craignait que ses électeurs les plus à droite aillent vers Kakhol lavan, dont la cote auprès des électeurs de centre-gauche était perçue comme une importante menace.

Pourtant, une fois que le parti Travailliste a obtenu son pire score électoral dans son histoire, remportant seulement six sièges dans la législature de 120 sièges (5 pour le Meretz), la possibilité d’une fusion a de nouveau été évoquée.

La députée Travailliste Shelly Achimovich s’exprime lors d’une conférence de presse à Tel Aviv le 19 mars 2019. (Flash90)

L’influente députée et ancienne chef du parti Shelly Yachimovich a fait part d’une certaine ouverture d’esprit devant une telle possibilité, écrivant sur Facebook après les élections que son parti « doit abandonner pour l’instant ses rêves irréalistes de revenir au pouvoir, et de construire une option claire et précise qui n’a rien à voir avec l’extrême droite, mais aussi rien à voir avec l’extrême centre ».

« Cette option demande que nous soyons courageux, et malgré la difficulté, que nous envisagions une fusion avec Meretz. Personne ne connaît mieux que moi les différences nuancées qui nous séparent… Mais reconnaissons aussi qu’il y a beaucoup de points communs… Nous sommes tous les deux des partis sionistes de gauche, patriotiques, sociaux démocrates, libéraux et libres ».

Le sort des deux partis est largement interprété comme le signe de la désaffection grandissante des électeurs sur le processus de paix moribond avec les Palestiniens, avec lequel les deux partis sont très étroitement identifiés.

En 1992, l’année de la fondation du Meretz, le parti Travailliste a remporté 44 sièges et Peretz 12, formant le 25ème gouvernement d’Israël sous Yitzhak Rabin, qui allait lancer le processus de paix d’Oslo.

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