Miki Zohar : pas de 3e scrutin si aucune coalition n’est formée
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Miki Zohar : pas de 3e scrutin si aucune coalition n’est formée

Le membre du Likud et allié de Netanyahu assure que Kakhol lavan aura une chance de former un gouvernement si le Likud ne parvient pas à le faire après le scrutin de septembre

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche , avec le député Miki Zohar durant un meeting du Likud à la Knesset, le 25 janvier 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche , avec le député Miki Zohar durant un meeting du Likud à la Knesset, le 25 janvier 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Un fidèle de Benjamin Netanyahu, membre du Likud a déclaré vendredi que les Israéliens ne seront pas contraints de retourner aux urnes pour la troisième fois en moins d’un an si le Premier ministre échouait à nouveau à former un gouvernement après le scrutin de septembre.

Benjamin Netanyahu était chargé de rassembler une coalition majoritaire à la Knesset après les élections d’avril, mais n’a pas réussi à le faire dans le délai imparti. Selon la législation israélienne, si le Premier ministre échoue dans cette mission, le président mandate alors un autre député. Néanmoins, la Knesset a voté sa dissolution avant la date limite fixée à la fin mai et convoqué de nouvelles élections, empêchant un autre parlementaire de tenter de former une coalition.

Le député Likud Miki Zohar, qui avait initié la proposition de la dissolution de la Knesset, a indiqué qu’une telle législation ne serait pas de nouveau introduite si Benjamin Netanyahu n’était pas en mesure de constituer une coalition après le scrutin du 17 septembre.

« Il n’y aura pas d’autre loi pour dissoudre la Knesset. La prochaine fois, nous ferons tout pour former un gouvernement, et si nous n’y parvenons pas alors [Benny] Gantz tentera de le faire », a promis Miki Zohar lors d’un événement culturel à Kfar Saba.

Le chef du parti Kakhol lavan, le député Benny Gantz, prend la parole lors d’une conférence de presse à Tel Aviv, le 26 juin 2019. (Flash90)

Miki Zohar a néanmoins concédé qu’il ne pensait pas que le dirigeant de Kakhol lavan ait une chance d’y arriver, ce qui donnera lieu à un gouvernement d’unité réunissant le Likud et le parti centriste ou à de nouvelles élections, d’après la chaîne publique Kan.

Les deux partis se sont montrés peu enthousiastes à l’idée d’un tel gouvernement, Benjamin Netanyahu déclarant son soutien à une coalition avec ses alliés « naturels » de droite.

Le président de Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, dont le refus de rejoindre la coalition de Benjamin Netanyahu e empêché de peu le Premier ministre d’obtenir une majorité, se dit favorable à un gouvernement d’unité si personne ne parvient à réunir une majorité sans son parti de droite.

Miki Zohar a rejeté les critiques concernant la décision de dissoudre la Knesset et assuré que le Likud ne pensait pas vraiment que de nouvelles élections auraient lieu.

« À aucun moment du processus de dissolution de la Knesset nous n’avons voulu ou souhaité des élections », a-t-il juré.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (G) avec le député Miki Zohar lors d’une réunion de faction du Likud à la Knesset, le 7 décembre 2015. (Yonatan Sindel/Flash90)

Lors d’un autre événement vendredi à Beit Shemesh, le député Yisrael Beytenu, Oded Forer, a fustigé Benjamin Netanyahu et sa gestion des négociations de coalition.

« Netanyahu n’a pas signé un seul accord de coalition. À chaque fois que nous étions autour de la table avec lui, il appelait [le chef de Yahadout HaTorah, Yaakov] Litzman, et vérifiait si ça ne leur posait pas de problème », a-t-il été cité par la chaîne Kan.

Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, est reçu par le ministre de la Santé, Yaakov Litzman (à gauche), lors d’un repas pour célébrer la naissance du petit-fils de Litzman, le 18 juin 2017. (Shlomi Cohen/FLASH90)

En parallèle, l’ancien vice-chef d’état-major de l’armée israélienne, Yair Golan, qui a rejoint le nouveau parti de l’ancien Premier ministre, Ehud Barak, a réitéré l’appel de sa formation à un bloc d’union de centre-gauche.

L’ancien Premier ministre Ehud Barak (g) serre la main de Yair Golan en annonçant la formation de son nouveau parti, à Beit Sokolov, à Tel Aviv, le 26 juin 2019. (Crédit : Jacob Magid/Times of Israel)

« Ehud Barak peut servir de plateforme pour créer de nouvelles alliances, que nous souhaitons. J’espère qu’elles se feront », a-t-il déclaré à Kfar Saba. « Nous n’avons posé aucune condition ».

Yair Golan a déclaré que bien que Benny Gantz, dont il était sous les ordres à l’armée, était destiné à devenir Premier ministre, « Barak est plus apte que lui ».

Ancien chef d’état-major de Tsahal et du Parti travailliste, Ehud Barak avait annoncé son retour en politique la semaine dernière, venant gonfler le nombre de formations tentant de s’attirer les votes de l’électorat orienté à gauche.

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