Mladenov : « Israël doit abandonner ses menaces d’annexions »
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Mladenov : « Israël doit abandonner ses menaces d’annexions »

L'émissaire de l'ONU pour le conflit au Proche-Orient a exhorté les dirigeants palestiniens à "reprendre des discussions avec tous les membres du Quartette"

Nikolay Mladenov, coordinateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, à Yad Vashem, le 28 août 2017. ( Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Nikolay Mladenov, coordinateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, à Yad Vashem, le 28 août 2017. ( Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’émissaire de l’ONU pour le conflit au Proche-Orient, Nickolay Mladenov, a exhorté mercredi Israël à « abandonner ses menaces d’annexions » et les dirigeants palestiniens à « reprendre des discussions avec tous les membres du Quartette » (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU).

« J’appelle mes collègues du Quartette à travailler avec l’ONU et arriver rapidement à une proposition qui lui permette de jouer son rôle de médiation et travailler conjointement avec les pays de la région pour faire avancer la paix », a-t-il ajouté lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU.

Sa déclaration, rarement aussi directe, survient au lendemain de l’annonce par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas de la fin de la coopération sécuritaire des Palestiniens avec Israël, qui projette d’annexer des territoires en Cisjordanie.

M. Mladenov a précisé qu’il s’entretiendrait jeudi avec les dirigeants palestiniens sur les conséquences pratiques de cette annonce, qui n’ont pas été précisées par M. Abbas.

« L’annexion de zones en Cisjordanie (…) représenterait une très grave violation du droit international et porterait un coup dévastateur à la solution des deux États », a poursuivi l’émissaire de l’ONU. Elle « fermerait la porte à une reprise des négociations et menacerait les efforts visant à faire avancer la paix régionale et nos efforts plus larges pour maintenir la paix et la sécurité internationales », a-t-il averti.

Kelly Craft, nouvelle ambassadrice américaine à l’ONU, prend la parole lors de sa première réunion du Conseil de sécurité au siège des Nations unies, le jeudi 12 septembre 2019. (AP Photo / Richard Drew)

L’ambassadrice américaine à l’ONU, Kelly Craft, a souligné de son côté qu’une solution ne pouvait passer que par une réunion des deux parties à une même table de négociations.

« Ce dont nous avons besoin maintenant, si nous espérons faire un premier pas dans la bonne direction, c’est que les parties s’assoient à une même table. Ce Conseil ne peut pas dicter la fin du conflit. Nous ne pouvons qu’encourager les parties à déterminer ensemble ce qu’elles veulent pour faire des progrès », a-t-elle dit.

La diplomate a une nouvelle fois incité les Palestiniens à saisir l’opportunité du plan de paix proposé par les Etats-Unis mais qu’ils ont catégoriquement rejeté.

Parmi les interventions, plusieurs membres du Conseil comme l’Indonésie ou les pays européens ont mis en garde Israël contre ses projets d’annexions.

Dans une déclaration commune, la France, la Belgique, l’Allemagne et l’Estonie ont réaffirmé qu’ils « ne reconnaîtraient aucun changement de frontières définies en 1967, sauf s’il est décidé par les Israéliens et les Palestiniens ».

« Nous exhortons fermement Israël à s’abstenir de toute décision unilatérale qui mènerait à une annexion d’un territoire palestinien occupé et qui serait alors contraire au droit international », ont ajouté ces pays en réaffirmant leur attachement à la solution de deux Etats, seule capable d’apporter la paix dans la région, selon eux.

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