Mont Meron: les premiers témoins convoqués devant la commission d’enquête d’État
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Mont Meron: les premiers témoins convoqués devant la commission d’enquête d’État

Le commandant de la police du district du nord Shimon Lavie et Shmuel Rabinovitch, rabbin des lieux saints d'Israël, figurent parmi les officiels appelés à paraître

L'ancienne juge à la Cour suprême Miriam Naor et d'autres membres de la commission d'enquête sur le mont Meron visitent le site où 45 personnes ont été tuées dans une bousculade pendant les célébration de Lag BOmer, le 2 août 2021. (Crédit : David Cohen/Flash90)
L'ancienne juge à la Cour suprême Miriam Naor et d'autres membres de la commission d'enquête sur le mont Meron visitent le site où 45 personnes ont été tuées dans une bousculade pendant les célébration de Lag BOmer, le 2 août 2021. (Crédit : David Cohen/Flash90)

La commission d’enquête d’État chargée d’examiner la tragédie a officiellement convoqué ses premiers témoins dans la journée de jeudi.

La commission a appelé six responsables à se présenter devant elle : le rabbin Shmuel Rabinovitch, rabbin du mur Occidental et des Lieux saints d’Israël ; le commandant de la police du district du nord, Shimon Lavie ; l’ancien commissaire adjoint de la police israélienne, Alon Asur ; Yosef Schwinger, à la tête du Centre national pour le développement des lieux saints ; Yisrael Deri, chef de la branche du nord du Centre national pour le développement des lieux saints et Eli Friend, administrateur du tombeau de Shimon Bar Yochai.

La date de leur témoignage n’a pas encore été fixée.

Le panel formé de trois membres a été établi à la fin du mois de juin, après la prestation de serment du nouveau gouvernement. Il a pour mission d’enquêter sur la catastrophe meurtrière survenue sur le mont Méron, le 30 avril. Cette tragédie, entraînée par une bousculade géante qui avait eu lieu sur une rampe étroite, sur le site, avait fait 45 morts – la pire catastrophe civile ayant touché Israël depuis la fondation du pays.

La commission est dirigée par Miriam Naor, ancienne magistrate à la Cour suprême, aux côtés de Mordechai Karelitz, ancien maire de Bnei Brak, et du général Shlomo Yanai, ancien directeur de la planification au sein de l’armée israélienne. Le panel dispose d’un budget de 6 millions de shekels pour examiner le déroulement de la tragédie et pour enquêter sur le processus décisionnaire qui avait abouti sur l’autorisation donnée à l’événement.

Le panel a commencé son travail il y a un mois, ordonnant au procureur-général de transmettre les documents liés à la planification de l’événement.

Après le début des travaux de la commission d’enquête, le procureur-général avait suspendu l’enquête criminelle ouverte sur la catastrophe pour accorder la priorité aux investigations gouvernementales. Peu après, le contrôleur de l’État, Matanyahu Englman, avait lui aussi suspendu son examen de la tragédie pour la même raison.

Les victimes du drame de Meron, le 30 avril 2021. De haut en bas, de gauche à droite : Chen Doron, Haim Rock, Ariel Tzadik, Yossi Kohn, Yisrael Anakvah, Yishai Mualem, Yosef Mastorov, Elkana Shiloh, Moshe Levy, Shlomo Zalman Leibowitz, Shmuel Zvi Klagsbald, Mordechai Fakata, Dubi Steinmetz, Abraham Daniel Ambon, Eliezer Gafner, Yosef Greenbaum, Yehuda Leib Rubin, Yaakov Elchanan Starkovsky, Haim Seler, Yehoshua Englard, Moshe Natan Neta Englard, Yedidia Hayut, Moshe Ben Shalom, David Krauss, Eliezer Tzvi Joseph, Yosef Yehuda Levy, Yosef Amram Tauber, Menachem Knoblowitz, Elazar Yitzchok Koltai, Yosef David Elhadad, Shraga Gestetner, Yonatan Hebroni, Shimon Matalon, Elazar Mordechai Goldberg, Moshe Bergman, Daniel Morris, Ariel Achdut, Moshe Mordechai Elhadad, Hanoch Slod, Yedidya Fogel, Menahem Zakbah, Simcha Diskind, Moshe Tzarfati, Nahman Kirshbaum et Eliyahu Cohen.

La commission d’enquête d’État peut convoquer des témoins mais les informations et les témoignages données ne peuvent pas être utilisés comme preuves dans d’éventuelles poursuites judiciaires, selon le think-tank de l’Institut israélien de la Démocratie.

La formation de cette commission a entraîné la colère de certains membres de la communauté ultra-orthodoxe, qui craignent être blâmés pour avoir insisté sur la tenue de l’événement malgré des mises en garde sur un trop grand nombre de personnes présentes. D’autres, et notamment de nombreuses familles de personnes mortes lors de la bousculade, saluent cette enquête.

Lundi, les trois membres de la commission ont visité le mont Meron sous les huées de certains observateurs.

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