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Naftali Bennett rencontre Lindsey Graham à Jérusalem

Les deux hommes se sont aussi entretenus au sujet des « défis de sécurité » régionaux et des liens bilatéraux

Le Premier ministre Naftali Bennett (à droite) et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 14 février 2022. (Crédit : Koby Gideon/GPO)
Le Premier ministre Naftali Bennett (à droite) et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 14 février 2022. (Crédit : Koby Gideon/GPO)

Le Premier ministre Naftali Bennett a rencontré lundi le sénateur de la Caroline du Sud, Lindsey Graham, à Jérusalem, où ils se sont entretenus au sujet de l’Iran, des « défis de sécurité » régionaux, et des liens bilatéraux.

« Ils ont discuté de la menace iranienne, à laquelle sont confrontés Israël et les États-Unis, et des moyens de la gérer », peut-on lire dans un compte-rendu publié par le bureau de Naftali Bennett.

Bennett a dit au sénateur républicain « qu’il a toujours été un véritable ami d’Israël aussi bien dans les bons moments que dans les périodes plus difficiles », selon le compte-rendu.

La réunion a lieu deux jours avant que la présidente de la Chambre des Représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi, soit accueillie à la Knesset.

La présidente de la chambre Nancy Pelosi attend pour une rencontre avec le président italien Sergio Mattarella au Capitole, à Washington, le 17 octobre 2019 (Crédit : Brendan Smialowski / AFP)

Les pourparlers à Vienne sur le dossier nucléaire iranien sont dans une phase « compliquée » mais pas dans l’impasse, a affirmé lundi à Téhéran le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

L’Iran est engagé dans des négociations avec la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l’Allemagne et la Russie directement et avec les Etats-Unis indirectement pour relancer l’accord nucléaire conclu en 2015 et censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique.

Les discussions ont été lancées en avril 2021 pour sauver l’accord signé par l’Iran, les Etats-Unis, la Chine, la Russie, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne. Elles ont repris fin novembre après plusieurs mois de suspension et des participants ont signalé des progrès.

« Les négociations sont compliquées et difficiles car elles touchent des questions clés qui nécessitent des décisions politiques sérieuses, en particulier de la part de Washington », a déclaré lors d’un point de presse à Téhéran Saïd Khatibzadeh.

Mais il « n’y a pas d’impasse à Vienne », a-t-il souligné, précisant qu’un accord pourrait être conclu prochainement « si les parties américaine et européenne font preuve d’une réelle détermination ».

Le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney, parle aux médias à la Iveagh House à Dublin, le 16 août 2017 (Crédit : Brian Lawless/PA via AP)

En visite à Téhéran, le ministre irlandais des Affaires étrangères et de la Défense Simon Coveney a estimé que les parties occidentales aux négociations de Vienne étaient « sérieuses et engagées ». Elles « sont profondément déterminées à faire en sorte que cela fonctionne », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

« Je ne serais pas ici si je ne croyais pas qu’il existe une opportunité », a ajouté M. Coveney, dont le pays a agi en tant que facilitateur de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a validé l’accord de 2015.

« L’Irlande veut contribuer à ce processus de toutes les manières possibles pour aider à avancer » dans les négociations, a-t-il encore dit.

Les Etats-Unis se sont retirés en 2018 de l’accord nucléaire et ont rétabli dans la foulée leurs sanctions économiques. En riposte, l’Iran s’est affranchi des restrictions clés liées à ses activités nucléaires prévues dans le pacte.

Les négociations visent à mettre en œuvre un « retour mutuel » de Washington et de Téhéran dans l’accord qui offre un allégement des sanctions contre l’Iran en échange de restrictions sur son programme nucléaire.

« Nous avons besoin de garanties objectives pour nous assurer que les Etats-Unis ne quittent pas l’accord une fois de plus et honorent leurs engagements », a dit M. Khatibzadeh. « Toutes les sanctions, quel que soit leur libellé, doivent être levées en même temps. »

Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Ali Chamkhani, a déclaré lundi dans un tweet que « la fin des spéculations dépend de la décision politique américaine d’accepter ou de refuser les conditions indispensables à un accord fiable et durable basé sur les principes acceptés » dans l’accord de 2015.

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