Nasrallah se moque de Benny Gantz, « habitué aux déceptions » au Liban
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Nasrallah se moque de Benny Gantz, « habitué aux déceptions » au Liban

Le chef du Hezbollah affirme que le groupe terroriste a réussi à dissuader Israël, et que les efforts de l'État juif pour le contenir sont "un échec total"

Le leader du Hezbollah, le Sheikh Hassan Nasrallah.(Crédit : AP Photo/Hussein Malla, File)
Le leader du Hezbollah, le Sheikh Hassan Nasrallah.(Crédit : AP Photo/Hussein Malla, File)

Le dirigeant du groupe terroriste libanais du Hezbollah s’est moqué du nouveau ministre de la Défense israélien, Benny Gantz, en déclarant que le co-dirigeant du nouveau gouvernement était « habitué aux déceptions », connues lors de son expérience de combat au Liban.

L’ancien chef militaire, en tant que chef de l’unité de liaison de l’armée au Liban en 2000, a été le dernier soldat à sortir du Liban, quand Israël a retiré ses forces. Il a également été le commandant des forces terrestres de l’armée pendant la Seconde Guerre du Liban en 2006.

Dans une interview accordée aux médias libanais en début de semaine pour marquer les 20 ans du retrait israélien du Liban, Nasrallah a également affirmé que les efforts d’Israël pour contenir le Hezbollah au Liban étaient « un échec total ».

Il y soutient que la crainte d’un nouveau conflit avec le Hezbollah avait conduit Israël à éviter les attaques au Liban ces dernières années, et que cela était dû au fait que le Hezbollah avait réussi à forger une dissuasion contre l’État juif.

Mardi, Nasrallah a rejeté une demande des États-Unis visant à donner à la force de maintien de la paix de l’ONU patrouillant à la frontière avec Israël le pouvoir d’agir.

Il s’est exprimé à la veille d’un vote du Conseil de sécurité de l’ONU cet été pour renouveler le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) : « Les Américains, à la suite des demandes israéliennes, soulèvent la question du changement de la nature de la mission de la FINUL. »

« Le Liban a refusé de changer la mission de la FINUL, mais Israël veut … avoir le droit de mener des raids et de fouiller des propriétés privées, et les Américains font pression sur le Liban à ce sujet », a déclaré Nasrallah.

Des partisans du groupe terroriste du Hezbollah se déplacent en convoi pour soutenir le discours de son dirigeant Hassan Nasrallah, dans la zone de la Porte de Fatima à Kfar Kila sur la frontière libanaise avec Israël, le 25 octobre 2019. (Crédit : Ali Dia/AFP)

La résolution 1701 des Nations unies, qui a mis fin à la deuxième guerre du Liban entre Israël et le Hezbollah en 2006, demande que tous les groupes armés, à l’exception de l’armée libanaise, se retirent du Sud-Liban, dans la zone située au sud du fleuve Litani.

Israël affirme régulièrement que le Hezbollah, parfois aidé par les forces armées libanaises, maintient une présence active au Sud-Liban, tant en termes de combattants que d’armement, malgré cette interdiction. La FINUL, qui est chargée de veiller à l’application de la résolution 1701, a indiqué que les contraintes de son mandat l’empêchent de mener une enquête approfondie sur les affirmations d’Israël, notamment en raison de l’incapacité des soldats de la paix à pénétrer dans des propriétés privées.

En août dernier, le Conseil de sécurité des Nations unies a voté le renouvellement du mandat de la force onusienne pour un an. Mais la résolution prévoyait l’obligation – sur l’insistance des États-Unis, selon les diplomates – pour le secrétaire général de l’ONU de procéder à une évaluation de la mission de la FINUL et de son personnel avant le 1er juin 2020.

« Nous ne sommes pas contre le fait que la FINUL reste », a déclaré Nasrallah. Mais « le temps de considérer le Liban comme faible est terminé, et Israël ne peut pas imposer de conditions au Liban, même derrière un masque américain ».

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