Netanyahu à Kushner : le « petit incident d’hier » ne changera pas notre relation
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Netanyahu à Kushner : le « petit incident d’hier » ne changera pas notre relation

"Ils sont de retour à la case élection. C'est dommage", a déclaré le président depuis les jardins de la Maison Blanche, louant une nouvelle fois M. Netanyahu, "un type fantastique"

(de G à D) Brian Hook, représentant spécial des États-Unis pour l'Iran, le conseiller de Donald Trump Jared Kushner, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, l'envoyé de paix américain dans le Moyen-Orient, Jason Greenblatt, et l'envoyé israélien aux États-Unis, Ron Dermer, lors d'une réunion tenue au bureau du Premier ministre à Jérusalem le 30 mai 2019. (Crédit : Ziv Sokolov / Ambassade des États-Unis à Jérusalem)
(de G à D) Brian Hook, représentant spécial des États-Unis pour l'Iran, le conseiller de Donald Trump Jared Kushner, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, l'envoyé de paix américain dans le Moyen-Orient, Jason Greenblatt, et l'envoyé israélien aux États-Unis, Ron Dermer, lors d'une réunion tenue au bureau du Premier ministre à Jérusalem le 30 mai 2019. (Crédit : Ziv Sokolov / Ambassade des États-Unis à Jérusalem)

Le gendre et conseiller du président américain Donald Trump, Jared Kushner, a rencontré jeudi à Jérusalem le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans la perspective de la présentation du plan des Etats-Unis pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

Jared Kushner, qui avait fait étape au Maroc et en Jordanie avant d’arriver à Jérusalem, était accompagné par Jason Greenblatt, l’envoyé de M. Trump pour le Moyen-Orient, ainsi que par l’émissaire américain pour l’Iran Brian Hook.

Il est le principal architecte du plan de paix auquel la Maison Blanche travaille depuis des mois.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué aux conseillers de Donald Trump Jared Kushner et Jason Greenblatt que les relations entre les États-Unis et Israël ne seront pas affectées par « l’événement » politique d’hier, à savoir la dissolution de la Knesset et la convocation de nouvelles élections. Les Israéliens retourneront aux urnes le 17 septembre pour la deuxième fois en cinq mois.

« Même si nous avons connu un petit événement hier soir, cela ne nous arrêtera pas. Nous continuerons à travailler ensemble. Notre réunion s’est très bien passée et a été productive, ce qui réaffirme que l’alliance… n’a jamais été aussi forte », aurait déclaré Netanyahu d’après un enregistrement diffusé par l’ambassade américaine.

« Je dois dire que je suis immensément porté par tout ce que j’entends sur les efforts des États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, visant à unir les pays alliés de la région face aux défis communs, mais également pour saisir des opportunités communes ».

Kushner a déclaré à son interlocuteur apprécier « tous » ses efforts pour renforcer les relations entre les deux pays.

« Cela n’a jamais été aussi solide », a-t-il souligné.

Le président américain Donald Trump a de son côté regretté jeudi que les Israéliens doivent retourner aux urnes en septembre.

« Ils sont de retour à la case élection. C’est dommage », a-t-il déclaré depuis les jardins de la Maison Blanche, louant une nouvelle fois M. Netanyahu, « un type fantastique ».

« Ils n’ont pas besoin de cela, la situation est suffisamment compliquée là-bas », a-t-il ajouté.

Le plan américain pourrait être considéré comme trop sensible pour être présenté pendant une nouvelle campagne électorale.

Kushner et Greenblatt sont arrivés en Israël mercredi soir pour une visite devant établir la base de travail du pan économique du plan de paix de l’administration américaine, quelques heures avant le vote de la dissolution de la Knesset.

L’administration Trump avait justement prévu de divulguer ce dernier après les négociations de coalition, quand Israël aurait formé un gouvernement. Aujourd’hui, on ne sait pas encore si la date du dévoilement du plan sera modifiée maintenant que le pays doit retourner aux urnes.

La Maison Blanche a prévu de présenter les 25 et 26 juin à Bahreïn le volet économique du plan.

Deux pays du Golfe, les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite, puissances du Golfe alliées de Washington, ont annoncé leur participation. Les dirigeants palestiniens, eux, ne feront pas le déplacement.

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