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Netanyahu a lancé sa campagne électorale dans un centre commercial de Jérusalem

En visitant une boulangerie, l'ancien Premier ministre a déclaré que sa "première mission" s'il est réélu serait de faire baisser les prix en constante augmentation

Le leader du Likud, Benjamin Netanyahu visite le centre commercial Malcha à Jérusalem alors qu'il donne le coup d'envoi de sa campagne électorale pour la 25e Knesset d'Israël, le 30 juin 2022. (Crédit: Capture d'écran/Facebook)
Le leader du Likud, Benjamin Netanyahu visite le centre commercial Malcha à Jérusalem alors qu'il donne le coup d'envoi de sa campagne électorale pour la 25e Knesset d'Israël, le 30 juin 2022. (Crédit: Capture d'écran/Facebook)

Le chef du Likud, Benjamin Netanyahu, n’a pas perdu de temps après la dissolution de la Knesset jeudi. Il a donné le coup d’envoi de sa campagne électorale en visitant un centre commercial à Jérusalem et en s’engageant à essayer de contenir la hausse des prix s’il remportait les prochaines élections, qui auront lieu le 1er novembre.

Quelques heures après que le Parlement a voté pour sa dissolution jeudi matin, convoquant la cinquième élection du pays depuis 2019, le leader de l’opposition a visité le centre commercial Malcha de Jérusalem et a suscité les acclamations des passants qui ne s’y attendaient pas, comme en atteste une vidéo publiée sur les réseaux sociaux par l’ancien Premier ministre.

Des acclamations telles que « Bibi – roi d’Israël » et « Rien que Bibi » ont été entendues alors que l’ancien leader allait de magasin en magasin, accompagné de son équipe de gardes du corps.

Il est entré dans une boulangerie, et a interrogé le personnel sur les prix du sucre et du pain et a promis de faire baisser les prix s’il était réélu Premier ministre, comme le prévoient certains sondages.

« Les prix ont augmenté à cause de ce mauvais gouvernement. Nous allons le mettre à genoux et dans le même temps, faire baisser les prix. Ce sera notre première mission », a-t-il affirmé.

Netanyahu est ensuite entré dans un supermarché et s’est dirigé vers le rayon des fruits et légumes. Tenant une pomme, il s’est tourné vers la foule et a demandé : « Les prix ont-ils augmenté ? Voulez-vous qu’ils baissent ? Faites tomber ce gouvernement et votez pour nous ! »

Netanyahu, qui est inculpé pour des accusations de corruption qu’il continue de nier, a été Premier ministre pendant 12 années successives avant d’être évincé du pouvoir il y a un an par une coalition idéologiquement diversifiée composée de huit partis.

La Knesset a voté sa dissolution jeudi et Yair Lapid est ainsi devenu le 14e Premier ministre d’Israël à minuit entre jeudi et vendredi.

Les récents sondages laissent présager d’une autre bataille électorale serrée entre les partis soutenant et s’opposant à Netanyahu.

Alors que Netanyahu et ses alliés (Likud, Sionisme religieux, Shas et Yahadout HaTorah) ont remporté 52 sièges lors des élections de mars 2021, qui ont débouché sur la coalition Bennett-Lapid, des sondages plus récents montrent que le bloc dirigé par Netanyahu pourrait désormais atteindre 58 à 60 sièges dans la chambre qui compte 120 membres, soit à la limite de la majorité. Avec le parti Yamina – désormais dirigé par Ayelet Shaked plutôt que par le Premier ministre sortant, Naftali Bennett -, Netanyahu pourrait obtenir une majorité pour une coalition de droite.

Toutefois, les alliances politiques actuelles peuvent changer, les partis peuvent fusionner ou se retirer de la course, et de nouveaux partis peuvent la rejoindre. En outre, plusieurs partis obtiennent des résultats proches du seuil de 3,25 % pour la représentation à la Knesset et pourraient ne pas le franchir, ce qui pourrait bouleverser le paysage politique.

Carrie Keller-Lynn a contribué à cet article.

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