Netanyahu agace l’UER au sujet des coûts pour sécuriser l’Eurovision
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Netanyahu agace l’UER au sujet des coûts pour sécuriser l’Eurovision

Le superviseur du concours de chanson a demandé au Premier ministre de tenir sa parole et de financer les coûts liés à la sécurité de l'événement

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Le bâtiment du centre des expositions Expo Tel Aviv qui accueillera l'édition 2019 de l'Eurovision, 13 septembre 2018. (Crédit : Flash90)
Le bâtiment du centre des expositions Expo Tel Aviv qui accueillera l'édition 2019 de l'Eurovision, 13 septembre 2018. (Crédit : Flash90)

L’Union européenne de radio-diffusion (UER) a appelé le Premier ministre Benjamin Netanyahu à garantir que son gouvernement couvrira les coûts liés à la sécurisation du prochain concours de l’Eurovision. Elle l’a également accusé de ne pas tenir ses promesses en vue de financer la sécurité de l’événement.

Mardi, le superviseur du concours Jon Ola Sand a adressé un courrier à Netanyahu ainsi qu’au ministre des Finances Moshe Kahlon et à celui des Communications Ayoub Kara, a rapporté la Douzième chaîne.

Jon Ola Sand a été contraint d’intervenir après que l’UER a été informée par la chaîne israélienne Kan que le gouvernement refusait en effet de financer la sécurité du concours. Il a précisé que le Premier ministre lui avait assuré que l’État le ferait lors d’une réunion entre les deux hommes tenue en octobre à Tel Aviv.

Dans sa lettre, le superviseur indique que faire peser le poids financier de la sécurisation de l’Eurovision à Kan était « en contradiction avec notre réunion, pendant laquelle il a été clairement précisé que toutes les questions de sécurité relevaient de la responsabilité de l’Etat et non de la chaîne publique, » d’après une traduction en hébreu des propos rapportée par la Douzième chaîne.

Le gouvernement israélien « ne peut pas échapper à ses responsabilités », a-t-il écrit à Benjamin Netanyahu, le pressant de tenir sa parole en vue de l’événement prévu du 14 au 18 mai prochain à Tel Aviv.

Jon Ola Sand a rappelé que l’échéance du concours approchait, ce qui a donné lieu à de nombreuses questions de la part des pays participants concernant la sécurité. Il a suggéré que si le gouvernement tenait ses engagements et garantissait la sécurité de l’événement, cela « apaiserait les pays envoyant des délégations en Israël. »

Le cabinet du Premier ministre a réagi auprès de la Douzième chaîne » : « La police israélienne examine actuellement la situation afin de déterminer les besoins et coûts en termes de sécurité pour l’organisation de l’Eurovision en Israël. Lorsque ce travail sera achevé, la question sera étudiée et l’origine des fonds sera résumée. »

Israël avait remporté le concours de l’Eurovision pour la première fois depuis 20 ans le 12 mai 2018, grâce à la première place de Netta Barzilai avec son hymne à l’émancipation féminine « Toy ».

Cette victoire attribue automatiquement l’organisation de la prochaine édition à Israël. Plus de 40 pays doivent y participer, attirant avec eux plusieurs milliers de fans et garantissant à l’État hébreu une visibilité mondiale.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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