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Netanyahu et Liberman se sont rencontrés pour tenter de sortir de l’impasse

Yisrael Beytenu a déclaré que son dirigeant et le Premier ministre ont parlé de "la préservation du statu quo sur les questions de religion et de l'Etat"

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Avigdor Liberman, gauche, et Benjamin Netanyahu janvier 2013. (Crédit : Tsafrir Abayov/Flash90)
Avigdor Liberman, gauche, et Benjamin Netanyahu janvier 2013. (Crédit : Tsafrir Abayov/Flash90)

Mercredi après-midi, Avidgor Liberman, le chef d’Yisrael Beytenu, a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu afin de trouver une sortie à l’impasse qui se profile avec les partis ultra-orthodoxes, un jour après avoir promis que son parti laïc ne rejoindrait pas une « coalition de coercition religieuse ».

Un communiqué publié par Yisrael Beytenu après la rencontre expliquait qu’elle s’était déroulée « dans un bon esprit », et qu’elle s’était « focalisée autour de la mise au point d’une politique sécuritaire commune et la préservation du statut quo sur les questions de religion et de l’Etat ».

Il s’agissait des deux questions clefs dont Liberman a dit mardi qu’elles allaient déterminer son entrée dans la coalition, comme il l’a fait immédiatement après l’élection de 2015, ou s’il allait plutôt choisir de laisser son parti en dehors du gouvernement.

Sans les cinq sièges d’Yisrael Beytenu, Netanyahu aurait seulement le soutien possible de 60 députés sur les 120 de la Knesset, et il serait donc presque impossible de diriger le pays.

Selon la Douzième chaîne d’information, le négociateur du Likud Natan Eshel réfléchissait à l’idée d’essayer de convaincre un autre élu d’un autre parti de quitter son parti pour rejoindre la future coalition.

Le dirigeant du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, s’exprime lors d’une conférence de presse à Tel Aviv, le 19 mars 2019. (Tomer Neuberg/Flash90)

Mardi, Liberman a déclaré aux députés d’Yisrael Beytenu que l’une de ses conditions clefs pour rejoindre la coalition serait la « création d’une politique sécuritaire commune ». Mais il a reconnu que la position de son parti sur les questions religieuses et de l’Etat était un obstacle plus important.

« Nous défendons et voulons un Etat juif, mais nous nous opposons et n’accepterons pas la coercition religieuse, a-t-il déclaré, en critiquant les exigences des partis Shas et Yahadout HaTorah pour contrôler plusieurs questions liées à la religion et à l’Etat. Nous ne participerons pas à une coalition de coercition religieuse ».

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