Netanyahu: « Israël « agit constamment » pour limiter l’armement de ses « ennemis »
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Netanyahu: « Israël « agit constamment » pour limiter l’armement de ses « ennemis »

Des missiles israéliens ont ciblé samedi l'aéroport international de Damas, déclenchant une réponse de la défense anti-aérienne syrienne, selon l'agence de presse officielle Sana

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu au ministère des Affaires étrangères le 3 septembre 2018. (Crédit :Amos Ben-Gershom / GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu au ministère des Affaires étrangères le 3 septembre 2018. (Crédit :Amos Ben-Gershom / GPO)

« Israël agit constamment pour empêcher ses ennemis de se doter d’armes sophistiquées. Nos lignes rouges sont plus tranchées que jamais et notre détermination à les faire respecter est plus forte que jamais », a affirmé Benjamin Netanyahu lors du conseil des ministres, selon un communiqué de son bureau, au lendemain d’une attaque contre l’aéroport de Damas attribuée par des sources du régime syrien à l’État hébreu.

« Notre défense anti-aérienne a répondu à une attaque israélienne au missile sur l’aéroport international de Damas et a abattu un certain nombre de missiles hostiles », a indiqué une source militaire syrienne citée par Sana. L’agence n’a pas fait état dans l’immédiat de victimes ou de dégâts, mais a diffusé une vidéo du système anti-aérien en train d’être déclenché.

La vidéo montre une petite explosion lumineuse dans la nuit au-dessus de la ville.

Un correspondant de l’AFP a entendu samedi soir une très forte explosion, suivie par d’autres plus petites.

Les autorités israéliennes ont refusé de confirmer ou de démentir officiellement les informations de l’agence de presse officielle syrienne Sana selon laquelle des missiles israéliens ont ciblé samedi l’aéroport international de Damas.

Dimanche, le ministre israélien de la Sécurité intérieure Gilad Erdan a de son côté réaffirmé qu’Israël agissait « pour empêcher une implantation militaire iranienne en Syrie », sans toutefois confirmer la responsabilité d’Israël dans l’attaque contre l’aéroport de Damas.

Interrogé sur la radio publique, il a ajouté que l’Etat juif agit aussi contre le transfert d’armes sophistiquées au groupe terroriste du Hezbollah libanais, allié de l’Iran également présent en Syrie.

Des tirs antiaériens s’élèvent dans le ciel alors que des missiles israéliens frappent des positions de défense aérienne et d’autres bases militaires autour de Damas, en Syrie, le 10 mai 2018, selon l’armée israélienne. (Crédit : médias militaires centraux syriens, via AP)

Le Premier ministre israélien s’est exprimé deux jours avant Yom Kippour, le jour du Grand Pardon juif, et a évoqué à cette occasion la guerre de 1973 déclenchée le jour le plus sacré du judaïsme.

Les armées égyptienne et syrienne avaient alors lancé une attaque surprise sur deux fronts contre Israël, mettant sérieusement en difficulté son armée avant que celle-ci ne se reprenne.

Un char israélien détruit pendant les premiers jours de la guerre de Kippour (Crédit : Wikimedia Commons)

« Lorsque le danger était à nos portes, la direction politique (israélienne) a fait une terrible erreur en ne permettant pas une attaque préventive. Nous ne commettrons jamais plus cette erreur », a prévenu le chef du gouvernement israélien.

Début septembre, dans une rare confirmation israélienne des opérations militaires en Syrie, un responsable a affirmé que l’armée avait mené quelque 200 frappes dans ce pays ces 18 derniers mois, visant principalement des cibles iraniennes.

L’Iran, ennemi d’Israël, est un allié de poids du régime de Bachar al-Assad dans sa guerre contre les rebelles et les jihadistes.

Israël martèle qu’il ne laissera pas Téhéran se servir de la Syrie comme tête de pont contre lui.

Le 4 septembre, des avions militaires israéliens ont tiré des missiles contre des « positions militaires iraniennes » dans l’ouest de la Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme qui a fait état de trois militaires syriens tués.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie par le régime de Bachar al-Assad, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

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