Netanyahu : « Jérusalem était à nous et sera toujours à nous »
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Netanyahu : « Jérusalem était à nous et sera toujours à nous »

Pendant la session de la Knesset pour la Journée de Jérusalem, Netanyahu exclut le retour à la division pré-1967 de la ville

Marissa Newman est la correspondante politique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Knesset, le 1er juin 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Knesset, le 1er juin 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a précisé mercredi qu’il était opposé à un retour à la division de Jérusalem d’avant 1967 dans un futur accord de paix et a critiqué une résolution de l’UNESCO qui nie de fait les liens juifs vis-à-vis du mont du Temple.

« Nos racines sont plus profondes que toute autre nation, y compris sur le mont du Temple. Jérusalem était à nous et restera à nous », a-t-il asséné, en parlant à l’occasion de la session extraordinaire de la Knesset pour la Journée de Jérusalem.

Israël n’a pas besoin d’ « avoir des excuses pour [sa] présence à Jérusalem », a-t-il ajouté mais il n’a pas définitivement exclu des concessions territoriales dans la ville.

« Nous nous souvenons de Jérusalem jusqu’à la guerre des Six Jours [de 1967] », a-t-il poursuivi, quand la ville était divisée et que les Israéliens étaient exclus de la Vieille Ville et de ses quartiers Est. « Nous ne voulons certainement pas revenir à cette situation ».

« Je crois que la guerre des Six Jours a précisé à nos ennemis que nous sommes ici pour rester », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a également fustigé une résolution de l’UNESCO « absurde et scandaleuse » d’avril qui a omis le lien entre les Juifs et le mont du Temple, le mur Occidental et Jérusalem en général.

La résolution accusait Israël de « planter de fausses tombes juives dans les cimetières musulmans » et « de changer en continue de nombreux vestiges islamiques et byzantins en des soi-disant bains rituels juifs ou des lieux de prière juifs ».

« Ces distorsions historiques sont réservées aux seuls juifs », a déclaré Netanyahu.

Le chef de l’opposition, Isaac Herzog, qui est monté à la tribune après le Premier ministre, a fustigé l’approbation partielle de l’Initiative de paix arabe, de lundi dernier et a annoncé que « les mots ne signifient rien s’ils ne sont pas suivis d’action ».

Dans son discours, Herzog a déclaré qu’Israël doit tendre vers un accord pour garder Jérusalem « juif et moral, ensemble et sécurisé ».

« Votre discours sur les opportunités régionales est très impressionnant mais il faut veiller à ce qu’ils ne soient pas considérés comme des volte-face ou des déclarations vides », a-t-il dit à Netanyahu, se référant à la conférence de presse conjointe du Premier ministre de lundi avec le nouveau ministre de la Défense Avigdor Liberman, au cours de laquelle les deux hommes ont promis de soutenir certaines parties du plan arabe de 2002.

« Jérusalem ne restera pas juif et moral, ensemble et sécurisé s’il n’y a aucun changement spectaculaire et si nous n’arrivons pas à un accord de paix », a déclaré Herzog.

Isaac Herzog (photo credit: Uri Lenz/Flash90)
Isaac Herzog (Crédit : Uri Lenz/Flash90)

La dirigeante de Meretz, Zehava Gal-on, a, quant à elle, accusé le ministre de l’Agriculture Uri Ariel, issus du parti HaBayit HaYehudi de s’être rendu sur le mont du Temple plus tôt dans la journée, une allégation démentie par la suite président de la Knesset, Yuli Edelstein.

Gal-on a déclaré qu’Ariel avait enfreint l’interdiction imposée sur les députés de la Knesset les empêchant de se rendre sur le mont du Temple mercredi matin.

Edelstein a déclaré que l’information était fausse. Et comme la question est si « volatile », il a ajouté qu’il était important de souligner qu’aucun membre de la Knesset ne s’est rendu sur le site sacré, car ils ont l’interdiction de s’y rendre depuis l’année dernière alors que les tensions croissaient dans la capitale.

Likud MK Zeev Elkin (photo credit: Uri Lenz/Flash90)
Ze’ev Elkin (Crédit photo: Uri Lenz/Flash90)

Le ministre de Jérusalem Zeev Elkin (Likud) a exhorté le gouvernement à améliorer les infrastructures dans les quartiers arabes de l’est de la ville mais a souligné que Jérusalem resterait uni sous tout futur accord de paix.

« Malheureusement, on entend dire que pour sauver Jérusalem, il faut la diviser. Le peuple israélien ne veut pas d’une ville divisée et c’est la raison pour laquelle nous allons rester au pouvoir », a déclaré Elkin.

« Si nous plaçons une ligne rouge claire contre la division de Jérusalem, comme cela a été pendant des années, nous serons en mesure de parvenir à un accord de [paix], cela n’a pas d’importance avec quelle l’initiative -. français, saoudien, ou toute autre initiative ».

Israël marquera dimanche la Journée de Jérusalem, une fête nationale qui célèbre la capture israélienne des lieux saints, du mur Occidental et au mont du Temple, ainsi que la moitié est de la ville en 1967.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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