Netanyahu : La construction des implantations a ralenti sous mon mandat
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Netanyahu : La construction des implantations a ralenti sous mon mandat

Depuis qu'il a pris ses fonctions en 2009, le nombre de nouvelles unités de logement a chuté à 1 500 par an, a déclaré le Premier ministre

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de la conférence du 37ème Congrès sioniste mondial au Convention Center de Jérusalem le 20 octobre 2015 (Crédit phoro : Yonatan Sindel / Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de la conférence du 37ème Congrès sioniste mondial au Convention Center de Jérusalem le 20 octobre 2015 (Crédit phoro : Yonatan Sindel / Flash90)

Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, la construction des implantations israéliennes a considérablement diminué au cours des dernières années, a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu mardi, en faisant valoir qu’il a construit moins de logements en Cisjordanie que ses prédécesseurs pourtant situés plus au centre sur l’échiquier politique.

« Lors de mon premier mandat [1996-1999], nous avons construit en moyenne 3 000 unités par an en Judée et Samarie », a-t-il précisé dans un discours prononcé à Jérusalem lors du 37e congrès sioniste, en utilisant le nom biblique de la Cisjordanie.

Durant le mandat de Premier ministre d’Ehud Barak, à partir de juillet 1999 à mars 2001, 5 000 unités ont été construites ; sous Ariel Sharon (2001-2006), le nombre était de 1 900 par an ; et sous Ehud Olmert (2006-2009), ce chiffre a chuté à plus de 1 700 par an, a poursuivi Netanyahu. Depuis qu’il a pris ses fonctions au printemps 2009, le nombre a chuté à 1 500 par an, a indiqué le Premier ministre.

« Il y a des raisons pour cela et nous pourrons en discuter à un autre moment. Mais les faits sont là. Ces chiffres sont exacts. Loin d’avoir une hausse d’implantations, il y a effectivement eu une baisse de la construction », a-t-il ajouté. « Je soulève cette question parce que cela est soulevée encore et encore et encore : ‘les Palestiniens manifestent à cause de la hausse des activités des implantations’. Désolé, ce n’est pas vrai ».

Ces chiffres comprennent un moratoire de 10 mois sur une construction en Cisjordanie mis en place en 2010 dans le cadre d’une tentative ratée de relancer les pourparlers de paix.

S’adressant à des centaines de délégués du 37e Congrès sioniste, qui se déroulait dans la capitale, Netanyahu a tenté de réfuter ce qu’il a appelé les 10 mensonges qui sont régulièrement lancés contre Israël.

Les deux premiers concernent des contrevérités sur les prétendues intentions d’Israël de changer le statu quo au mont du Temple et les efforts visant à détruire la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem. Le dernier mensonge est en particulier vieux d’un siècle et a fomenté de nombreuses attaques contre les Juifs, mais Israël reste le seul pays au Moyen-Orient qui respecte la liberté religieuse pour toutes les religions, a-t-il affirmé.

Le troisième point sur la liste du Premier ministre était l’affirmation que la violence actuelle est inspirée par une « recrudescence » des activités d’implantation qu’il a cherché à démystifier en citant les statistiques mentionnées ci-dessus.

En outre, Netanyahu a réfuté les allégations qu’Israël « exécutait les Palestiniens de sang-froid » et utilisait une force excessive contre les terroristes, comme Mahmoud Abbas d’une part et Ban Ki-Moon d’autre part l’avaient déclaré.

Le sixième « mensonge » est l’affirmation que la vague de terreur actuelle est causée par la stagnation du processus de paix, a poursuivi le Premier ministre, en faisant valoir que les deux faits étaient tout à fait indépendants.

« Certains moments du pire du terrorisme qu’Israël a connu dans son histoire sont survenus lorsque le processus de paix était à son apogée. Nous avons eu du terrorisme quand il y avait un processus de paix ; nous avons eu du terrorisme quand il n’y avait pas de processus de paix. Nous avons eu du terrorisme quand il y avait un Israël ; et nous avons eu le terrorisme quand il n’y avait pas d’Israël. Nous avons eu du terrorisme quand il y avait des implantations ; et nous avons eu du terrorisme quand il n’y avait pas d’implantations ».

La « vraie raison » pour le terrorisme n’est pas la frustration de ces assaillants en l’absence d’un processus de paix, a poursuivi Netanyahu. « Ils sont frustrés qu’il existe un Etat d’Israël et cette frustration va se poursuivre ».

Le Premier ministre a ensuite lancé une pique au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

« Le septième mythe est qu’Abbas est un modéré. Abbas n’envoie pas ses forces de sécurité pour nous attaquer, certes. Il y a la coopération [sécuritaire], ce qui est vrai aussi », a déclaré Netanyahu.

« Mais d’autre part, c’est un incitateur [à la violence] stable. Il incite tout le temps. Lui et ses partenaires du Fatah et les sites officiels de l’AP incitent [à la violence] jour après jour sur les réseaux sociaux ». Le dirigeant palestinien n’a pas condamné une seule des 30 récentes attaques contre les Israéliens et a même salué « chaque goutte de sang » versée dans Jérusalem, a-t-il poursuivi. « Sont-ce les mots d’un modéré ? ».

Le huitième « grand mensonge » est que seuls les observateurs internationaux peuvent rétablir le calme au mont du Temple, a déclaré Netanyahu. « La dernière chose que nous avons à faire est de prendre le kilomètre carré le plus explosif sur terre et d’y mettre l’Assemblée générale des Nations unies qui n’est pas d’une force de la modération ».

C’est également une erreur de professer que la violence actuelle est due à l’échec de la création d’un Etat palestinien, a expliqué le Premier ministre. « Les Palestiniens ont à plusieurs reprises refusé d’accepter un Etat-nation pour eux-mêmes » si cela signifiait de reconnaître Israël comme un Etat juif, a-t-il déclaré. « C’est ce qui était et demeure au cœur du conflit ».

Même si les Israéliens et les Palestiniens arrivaient à résoudre la plupart des questions essentielles du conflit, les Palestiniens ne sont pas prêts à reconnaître Israël comme un Etat-nation juif. « Parce qu’ils ne veulent pas d’un État pour mettre fin au conflit ; parce qu’ils veulent un Etat pour continuer le conflit et éradiquer l’Etat juif », a-t-il dit. « Ceci est ce que ce conflit a toujours été ».

Enfin, Netanyahu a contesté l’idée que le conflit israélo-palestinien est au cœur des troubles dans le Moyen-Orient au sens large. Des années après que le printemps arabe a commencé, le chaos règne en Syrie, l’Irak, dans le Sinaï, au Yémen et ailleurs. « Qu’est-ce que cela a à voir avec les Palestiniens ? La réponse est rien », a ajouté le Premier ministre.

« Il n’y a pas moyen de combattre le mensonge, sauf de dire la vérité », a-t-il conclu. « Toute tentative visant à forger une paix basée sur des mensonges s’écrasera contre les réalités du Moyen-Orient ; s’écrasera contre les rochers de la réalité ».

PM Netanyahu at the 37th Zionist World Congress

Prime Minister Benjamin Netanyahu's remarks at the 37th Zionist World CongressVideo: GPO

Posted by The Prime Minister of Israel on Tuesday, 20 October 2015

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