Netanyahu : l’Iran comble le vide laissé par l’EI sur le Golan
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Netanyahu : l’Iran comble le vide laissé par l’EI sur le Golan

En visite sur la frontière nord, le Premier ministre a indiqué que la république islamique et ses mandataires cherchent à menacer Israël à l'aide d'armes de précision

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, 3ème à gauche, le ministre de la Défense  Avigdor Liberman, à gauche, et le chef d'Etat major de l'armée israélienne  Gadi Eisenkot, 2ème à gauche,  visitent la frontière nord sur le plateau du Golan, le 25 juillet 2017 (Crédit : Kobi Gideon/GPO/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, 3ème à gauche, le ministre de la Défense Avigdor Liberman, à gauche, et le chef d'Etat major de l'armée israélienne Gadi Eisenkot, 2ème à gauche, visitent la frontière nord sur le plateau du Golan, le 25 juillet 2017 (Crédit : Kobi Gideon/GPO/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué mardi que l’Iran cherche à remplacer le groupe terroriste de l’Etat islamique dans le Sinaï avec pour objectif de créer un nouveau front contre Israël.

« La situation ici change rapidement, l’EI bat en retraite mais l’Iran tente de combler le vide », a-t-il indiqué durant une tournée effectuée sur le plateau du Golan avec le ministre de la Défense Avigdor Liberman et le chef d’Etat-major Gadi Eisenkot.

« L’Iran, avec le Hezbollah, sont en train de créer ici un arc au nord, avec l’aide d’armes de précision ».

« Nous sommes en train de gérer ces nouvelles menaces envers l’Etat d’Israël. Nous portons une attention étroite à une série de menaces qui visent l’état d’Israël », a-t-il ajouté.

Netanyahu a mis en garde à de multiples reprises contre les tentatives iraniennes d’établir des infrastructures militaires du côté syrien du plateau du Golan, disant récemment à des dirigeants d’Europe centrale que l’Iran, via ses mandataires, a tenté et tente encore de créer là-bas un « front terroriste ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Avigdor Liberman visitent la frontière nord sur le plateau du Golan, le 25 juillet 2017 (Crédit : Kobi Gideon/GPO/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Avigdor Liberman visitent la frontière nord sur le plateau du Golan, le 25 juillet 2017 (Crédit : Kobi Gideon/GPO/Flash90)

Israël a répété que l’Etat juif ne permettrait pas à l’Iran d’installer une présence permanente en Syrie et a mené un certain nombre de frappes aériennes en Syrie contre des convois suspects d’armes à destination du groupe terroriste du Hezbollah.

Au début du mois, Netanyahu a fait savoir qu’il s’opposerait à l’accord négocié par les Etats-Unis et la Russie qui avait mené à un cessez-le-feu ouvert dans le sud de la Syrie, disant qu’il ne prenait pas suffisamment en compte les ambitions militaires de l’Iran dans la zone.

Le Premier ministre a indiqué que si le plan visait à garder l’Iran à 20 kilomètres de la frontière israélienne, il ne s’attaquait pas aux objectifs de l’Iran de cimenter sa présence en Syrie qui, a-t-il ajouté, comprennent l’établissement de bases navales et aériennes.

Les appréhensions concernant les desseins iraniens dans la région ont été alimentées davantage par les récents mouvements de milices chiites musulmanes – loyales à l’Iran et luttant aux côtés des forces du gouvernement syrien – vers la frontière jordanienne avec la Syrie et dans une autre région stratégique du sud-est, proche du point où les deux pays rencontrent l’Irak.

En plus d’Israël, un certain nombre de pays sunnites de la région ont également mis en garde contre les efforts iraniens d’établir un « croissant chiite » qui s’étendrait de Téhéran à Beyrouth via ses alliés à Damas et à Bagdad, avec lesquels il poursuivrait ses ambitions régionales.

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