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Nucléaire : l’Iran se dit encore « plus déterminé » à préserver ses intérêts

Cette déclaration intervient après la signature par Biden et Lapid d'une déclaration faisant front commun pour s'assurer que l'Iran ne se dote "jamais" de l'arme nucléaire

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, s'exprimant lors d'une conférence conjointe avec son homologue syrien, dans la capitale syrienne, Damas, le 2 juillet 2022. (Crédit: Louai Beshara/AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, s'exprimant lors d'une conférence conjointe avec son homologue syrien, dans la capitale syrienne, Damas, le 2 juillet 2022. (Crédit: Louai Beshara/AFP)

L’Iran s’est déclaré vendredi encore « plus déterminé » à conserver ses intérêts dans tout accord sur le dossier nucléaire, après la signature d’un partenariat stratégique israélo-américain face à Téhéran lors de la visite du président américain Joe Biden en Israël.

« Nous ne négligerons jamais les droits inaliénables de la grande nation iranienne » dans le domaine nucléaire, a indiqué le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, sur Twitter, ajoutant que parvenir à un « bon accord » pour Téhéran était l’objectif de son pays.

Cette déclaration intervient après la signature jeudi par Joe Biden et le Premier ministre israélien Yaïr Lapid d’une déclaration « sur le partenariat stratégique entre les Etats-Unis et Israël », ennemis jurés de la République islamique.

Les deux pays ont fait ainsi front commun contre Téhéran pour s’assurer que l’Iran ne se dote « jamais » de l’arme nucléaire.

Le président américain Joe Biden et le Premier ministre Yair Lapid, signent une déclaration à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Mandel NGAN / AFP)

Considéré par les experts comme la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient, Israël accuse l’Iran de chercher à se doter de la bombe atomique, ce que ce pays dément catégoriquement.

« Le show de la Maison Blanche et du sionisme (ndlr Israël) nous rend plus déterminés », a estimé vendredi M. Amir-Abdollahian.

En 2015, l’Iran a conclu avec les grandes puissances dont les Etats-Unis un accord visant à garantir le caractère civil du programme nucléaire iranien en échange d’un allègement des sanctions contre Téhéran.

Trois ans plus tard toutefois, le président de l’époque Donald Trump a retiré unilatéralement les Etats-Unis de l’accord et rétabli les sanctions économiques contre l’Iran. En représailles, l’Iran a commencé à revenir sur ses engagements dictés par ce pacte.

Des négociations ont débuté en avril 2021 à Vienne entre l’Iran et les grandes puissances pour réintégrer les Etats-Unis à l’accord et ramener l’Iran au respect de ses engagements en échange de la levée de sanctions américaines, mais elles sont suspendues depuis mars 2022.

Des caméras de télévision devant le « Grand Hotel Vienna » où se déroulent les négociations nucléaires à huis clos à Vienne, en Autriche, le 20 juin 2021. (Crédit : Florian Schroetter/AP)

Des pourparlers indirects ont eu lieu fin juin à Doha entre Washington et Téhéran par l’intermédiaire de l’Union européenne (UE) mais là encore ils n’ont pas enregistré de progrès. Téhéran et Washington se rejettent mutuellement la responsabilité de l’impasse.

Jeudi, M. Biden a affirmé privilégier la voie diplomatique, tout en précisant que les Etats-Unis n’allaient « pas attendre indéfiniment » l’Iran pour parvenir à un accord.

Interrogé pour savoir s’il était prêt à utiliser la force pour s’assurer que l’Iran n’obtienne pas l’arme atomique, M. Biden a répondu : « oui, si c’est en dernier recours ».

Le ministre Amir-Abdollahian a réitéré de son côté le fait que son pays « poursuit son effort honorable pour annuler les sanctions », sans plus de précisions.

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