Odeh appelle le chef du Hamas pour saluer la tentative de réconciliation
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Odeh appelle le chef du Hamas pour saluer la tentative de réconciliation

Un vice-ministre réclame une enquête après l'entretien téléphonique entre le chef de la 3e force parlementaire et Ismail Haniyeh

Ayman Odeh, tête de la Liste arabe unie, à la tribune de la Knesset, le 28 mars 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Ayman Odeh, tête de la Liste arabe unie, à la tribune de la Knesset, le 28 mars 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le chef de la faction de la Liste arabe unie Ayman Odeh a appelé mardi dans la soirée le leader du Hamas Ismail Haniyeh et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui est à la tête du mouvement du Fatah, pour les féliciter pour les pourparlers de réconciliation entamés par leurs mouvements respectifs.

Selon un communiqué, Odeh a souligné dans ses deux conversations que « tous les efforts nécessaires doivent être faits pour unifier et dépasser les conflits dans le but de mettre un terme à l’occupation israélienne ».

Haniyeh a indiqué au législateur israélien, dont le parti compte 13 sièges à la Knesset, qu’il avait apprécié l’entretien qui, selon lui, a reflété les sentiments des Palestiniens partout où ils se trouvent, selon le communiqué.

Il a également souligné son objectif de mettre un terme aux conflits avec le Fatah d’Abbas et d’unir les Palestiniens contre « l’occupation », a dit le communiqué.

En réponse, le vice-ministre à la Diplomatie publique du parti Koulanou, Michael Oren, a appelé à l’ouverture d’une enquête sur Odeh. « Il s’agit probablement d’une violation de la loi israélienne et une enquête doit être lancée », a-t-il déclaré en évoquant l’entretien téléphonique avec le chef du Hamas.

Lors de son appel avec Odeh, Abbas a dit être déterminé à se réconcilier avec le Hamas et à trouver un accord sur lequel les deux parties pourraient s’entendre pour unifier le peuple palestinien contre « l’occupation », a dit le communiqué.

« Ceux qui s’opposent à la réconciliation s’opposent à la paix », a tweeté Odeh mardi, une pique apparente envers Netanyahu qui, mardi, s’est insurgé contre toute convention de partage de pouvoir qui ne comprendrait pas le démantèlement de l’aile militaire du Hamas et n’inclurait pas la reconnaissance d’Israël.

En réponse à l’entretien téléphonique, mardi, le ministre de la Défense Avigdor Liberman a estimé qu’Odeh et son parti sapaient Israël en agissant comme des agents des groupes terroristes.

« Malheureusement, le leadership politique des Arabes israéliens tel qu’il est représenté à la Knesset par la liste arabe unie est devenu une cinquième colonne réelle – sans guillemets. Une représentation éminente des organisations terroristes à la Knesset », a expliqué Liberman dans une déclaration mardi, recommandant vivement aux Arabes israéliens de se mettre en quête de nouveaux dirigeants.

Les chefs du Hamas et du Fatah  se rencontrent à Gaza pour évoquer la réconciliation palestinienne le 22 avril 2014. De gauche à droite : le leader du Hamas  Moussa Abu Marzouk, le responsable du Fatah Azzam Al-Ahmed, le chef du gouvernement du Hamas Ismail Haniyeh, et le président-ajoint du parlement palestinien Ahmed Bahar (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
Les chefs du Hamas et du Fatah se rencontrent à Gaza pour évoquer la réconciliation palestinienne le 22 avril 2014. De gauche à droite : le leader du Hamas Moussa Abu Marzouk, le responsable du Fatah Azzam Al-Ahmed, le chef du gouvernement du Hamas Ismail Haniyeh, et le président-ajoint du parlement palestinien Ahmed Bahar (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Le Premier ministre d’Abbas, Rami Hamdallah, se trouve actuellement en visite à Gaza où il a reçu un accueil chaleureux au cours de ce qui semble être la tentative la plus ambitieuse de mettre un terme à un conflit de 10 ans entre les deux formations. Mais la visite de Hamdallah est largement symbolique et les négociations sur des points de friction importants, comme les forces militaires du Hamas, ne débuteront que la semaine prochaine en Egypte.

Les développements palestiniens actuels ont sérieusement commencé lundi, lorsqu’une délégation de l’Autorité palestinienne de 300 personnes est entrée à Gaza dans le but de reprendre le contrôle administratif de la bande.

Dans une interview télévisée, Haniyeh a déclaré que son groupe, qui a combattu trois guerres avec Israël, n’abandonnerait jamais la lutte armée contre l’Etat juif.

« Tant qu’il y aura une occupation sur le terrain, les Palestiniens auront le droit de posséder des armes et de résister à l’occupation par toutes les formes de résistance », a-t-il indiqué sur une chaîne de télévision privée.

Abbas, pour sa part, a demandé que le Hamas abandonne son arsenal.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a fait savoir mardi que son gouvernement n’acceptera aucun accord de réconciliation entre les factions rivales palestiniennes qui mettrait Israël en péril.

Un haut-responsable israélien a déclaré au Times of Israel mardi que « le Hamas est en train d’essayer de gagner une légitimité internationale sans accepter le droit à l’existence d’Israël, sans désarmement et sans accepter les principes du Quartet. Le Hamas reste une organisation terroriste impitoyable, qui tue en masse et qui cherche la destruction d’Israël ».

Le Hamas, un groupe terroriste islamiste qui cherche la destruction d’Israël, a pris aux forces d’Abbas le contrôle de Gaza en 2007, laissant les Palestiniens divisés entre gouvernements rivaux dans les territoires situés aux côtés opposés d’Israël.

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