ONU : record de rapports anti-Israël
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ONU : record de rapports anti-Israël

L'UNHRC devrait publier les conclusions de son enquête sur les affrontements à Gaza

Le Conseil des droits de l'homme lors d'un dialogue interactif avec la Commission d'enquête indépendante sur la guerre Israël-Hamas de 2014 dans la bande de Gaza, le 29 juin 2015 à Genève, Suisse. (Crédit : ONU)
Le Conseil des droits de l'homme lors d'un dialogue interactif avec la Commission d'enquête indépendante sur la guerre Israël-Hamas de 2014 dans la bande de Gaza, le 29 juin 2015 à Genève, Suisse. (Crédit : ONU)

Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies devrait publier une série de rapports condamnant Israël le mois prochain. Un rapport devrait même accuser l’armée israélienne de crimes de guerre pour sa réponse aux violentes manifestations organisées par des Palestiniens à la frontière gazaouïe.

Selon le groupe de veille pro-Israël UN Watch, la session du 18 mars à Genève verra également la publication d’une « liste noire » des entreprises opérant dans les implantations de Cisjordanie.

D’autres rapports devraient accuser Israël de violations présumées des droits de l’homme dans le plateau du Golan, pris à la Syrie pendant la guerre des Six Jours, et dans des territoires revendiqués par les Palestiniens, a annoncé la Douzième chaîne d’information jeudi.

La rencontre se focalisera probablement sur les conclusions d’une enquête que l’UNHRC a autorisée en mai au sujet des Palestiniens tués par des soldats israéliens lors des protestations le long de la barrière de sécurité avec la bande de Gaza.

Israël a déclaré qu’il n’allait pas coopérer avec l’enquête et a défendu sa réaction aux affrontements. L’État juif a accusé le groupe terroriste du Hamas d’utiliser ces protestations comme d’une couverture pour mener des attaques et tenter de franchir la frontière.

L’enquête est présidée par l’Argentin Santiago Canton, un ancien conseiller du président américain Jimmy Carter.

Des manifestants palestiniens tentent de franchir la barrière de sécurité avec Israël lors d’affrontements à la suite d’une manifestation le long de la frontière à l’est de la bande de Gaza le 4 janvier 2019. (Crédit : Saïd Khatib/AFP)

Citant un officiel anonyme des Nations unies, la Douzième chaîne a déclaré cette semaine que le rapport devrait qualifier les actions d’Israël de crime de guerre et de crimes contre l’humanité, tout en présentant les protestations palestiniennes comme étant légitimes.

Environ 190 Palestiniens ont été tués depuis que les affrontements hebdomadaires de la « Marche du Retour » ont commencé en mars dernier, selon les chiffres de l’Associated Press. Des dizaines de personnes tuées ont ensuite été reconnues par le Hamas comme appartenant à l’organisation.

Un soldat israélien a aussi été tué par un tir de sniper depuis la bande de Gaza.

Malgré l’opposition diplomatique d’Israël et des Etats-Unis, la session de mars de l’UNHRC doit aussi inclure la publication d’une liste d’entreprises opérant dans des zones saisies pendant la guerre de 1967, exposant potentiellement ces entreprises à des poursuites judiciaires à l’étranger.

L’UNHRC a voté pour la première fois en 2016 en faveur de la création de cette base de données, laquelle a pour but d’établir la liste de toutes les entreprises qui font des affaires avec des Israéliens situés en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et dans le plateau du Golan, mais sa publication a plusieurs fois été retardée.

Hiller Neuer, le dirigeant d’UN Watch, a déclaré que le nombre de rapports centrés sur Israël à paraître le mois prochain constituera un « record mondial ».

« Il est temps de dire que cela suffit », a déclaré Neuer dans une vidéo filmée devant le siège de l’UNHRC à Genève, où UN Watch va organiser une manifestation le 18 mars.

Il a aussi accusé le conseil de stigmatiser l’État hébreu, « tout en laissant en paix les pires régimes du monde ».

Israël ne fait pas partie des 47 membres de l’UNHRC. Les Etats-Unis, eux, l’ont quitté en juin 2018 avant de mettre fin à leurs contributions financières, en partie en raison de ce que Washington a qualifié « d’impartialité perpétuelle » envers Israël.

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