« Pas de solution militaire » en Syrie selon l’Iran, qui a échangé avec la Russie
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« Pas de solution militaire » en Syrie selon l’Iran, qui a échangé avec la Russie

Le président iranien a estimé que "la seule solution à la crise syrienne est politique" lors d'un sommet en ligne consacré à la Syrie avec ses homologues de Russie et de Turquie

Le président russe Vladimir Poutine (à droite) serre la main du président iranien Hassan Rouhani lors d'une réunion du Supreme Eurasian Economic Council à Erevan, le 1er octobre 2019. (Crédit : Alexei Druzhinin/Sputnik/AFP)
Le président russe Vladimir Poutine (à droite) serre la main du président iranien Hassan Rouhani lors d'une réunion du Supreme Eurasian Economic Council à Erevan, le 1er octobre 2019. (Crédit : Alexei Druzhinin/Sputnik/AFP)

Il n’y a pas « de solution militaire » à la crise syrienne, a déclaré mercredi le président iranien, Hassan Rouhani, lors d’un sommet en ligne consacré à la Syrie avec ses homologues de Russie et de Turquie.

« La République islamique estime que la seule solution à la crise syrienne est politique et n’aura pas de solution militaire », a déclaré M. Rouhani.

« Nous soutenons toujours le dialogue intersyrien et soulignons notre détermination à lutter contre le terrorisme de Daech [acronyme arabe du groupe Etat islamique, NDLR], d’Al-Qaïda et d’autres groupes qui leur sont liés », a-t-il ajouté.

« J’insiste sur le fait que la lutte contre le terrorisme se poursuivra jusqu’à son éradication complète en Syrie et dans la région en général », a encore déclaré M. Rouhani, dont les propos étaient retransmis en direct par la télévision d’Etat iranienne.

Le président russe Vladimir Poutine assiste à une vidéoconférence trilatérale avec les dirigeants de l’Iran et de la Turquie au sujet de la Syrie, à Moscou, le 1er juillet 2020. (Crédit : Alexey Druzhinin / Spoutnik / AFP)

Le président iranien s’exprimait à l’ouverture d’une rencontre trilatérale en visioconférence avec le président russe, Vladimir Poutine, et leur homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, consacrée à la Syrie, dans le cadre du processus de paix dit d’Astana, chapeauté par ces trois pays.

Dans la guerre qui ravage la Syrie depuis 2011, Téhéran et Moscou sont les principaux soutiens du pouvoir de Bachar al-Assad, tandis qu’Ankara soutien des rebelles syriens.

La rencontre de mercredi, présidée officiellement par l’Iran, doit donner lieu à un communiqué commun à l’issue de la réunion.

Elle survient au lendemain d’une conférence des donateurs organisée par l’UE et les Nations unies à Bruxelles, au cours de laquelle a été annoncée la levée de 7,7 milliards de dollars d’aide de la communauté internationale pour les réfugiés syriens.

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