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Plusieurs militantes iraniennes libérées de prison

Après leur libération, les femmes ont scandé le slogan du mouvement "Femme, vie, liberté" et "A bas les oppresseurs dans le monde"

Dans une vidéo publiée sur le compte Twitter d'Alieh Motalebzadeh le 9 février 2023, un groupe de militantes iraniennes scandent des slogans pro-protestation après avoir été libérées de la prison Evin de Téhéran. (Capture d'écran Twitter ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Dans une vidéo publiée sur le compte Twitter d'Alieh Motalebzadeh le 9 février 2023, un groupe de militantes iraniennes scandent des slogans pro-protestation après avoir été libérées de la prison Evin de Téhéran. (Capture d'écran Twitter ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

L’Iran a libéré plusieurs journalistes et militantes de la prison d’Evine, selon des médias basés à l’étranger soutenant les manifestants, avec à l’appui des vidéos des détenues libérées chantant des slogans devant la prison.

Ces médias affirment que sept détenues ont été libérées alors que se poursuit la répression du mouvement qui secoue le pays depuis septembre.

Parmi elles figurent Saba Kordafshari, détenue depuis 2019 alors qu’elle militait contre le port du hijab, et la photographe Alieh Motalebzadeh dont le dernier séjour en prison avait débuté en avril dernier.

Après leur libération, elles ont scandé le slogan du mouvement « Femme, vie, liberté » et « A bas les oppresseurs dans le monde », selon une vidéo diffusée par Mme Motalebzadeh sur son compte Twitter.

« Elles ont joué un rôle essentiel dans le mouvement pour le droit des femmes et ont été injustement détenues ces dernières années », a estimé le groupe Front Line Defenders (« Défenseurs de première ligne »). « Leur place est réellement au coeur du mouvement ».

Les autres détenues libérées sont Fariba Asadi, Parastoo Moini, Zahra Safaei, Gelareh Abbasi et Sahereh Hossein, des militantes qui, pour certaines, ont déjà passé plusieurs années en prison.

Les autorités iraniennes ont déjà relâché cette semaine Armita Abbasi, 20 ans, jugée en janvier après avoir été arrêtée en octobre 2022 lors de manifestations dans la ville de Karaj près de Téhéran.

En novembre, la chaîne américaine CNN, citant des fuites et une source médicale anonyme, avait affirmé qu’elle avait été admise à l’hôpital après avoir été violée en détention. Les autorités ont démenti.

Après sa libération, elle a remercié ses soutiens dans une vidéo sur Instagram.

Aucun lien formel n’a été fait entre ces libérations et l’annonce par le bureau du leader suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, selon laquelle il avait accepté de gracier un nombre important de prisonniers.

Les défenseurs des droits de l’Homme avaient appelé à la plus grande prudence, évoquant la poursuite des arrestations et le maintien en détention de nombreux militants.

« La grâce hypocrite de Khamenei ne change rien », a dénoncé Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de l’ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège, évoquant de la « propagande ».

Des milliers de personnes ont été arrêtées pour leur implication présumée dans le mouvement de contestation déclenché par la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans, arrêtée pour le non respect du code vestimentaire très strict imposé aux Iraniennes.

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