Poutine à l’inauguration du premier monument majeur de la Shoah à Moscou
Rechercher

Poutine à l’inauguration du premier monument majeur de la Shoah à Moscou

Lors d'une cérémonie au musée juif de la ville, Poutine a dit que la Shoah était "l'une des plus grandes tragédies" et "l'un des chapitres les plus marquants" de l'histoire

Le président russe Vladimir Poutine, deuxième à gauche, l'homme d'affaires  Viktor Vekselberg, à droite, et le grand-rabbin de Russie, deuxième à gauche, lors de l'inauguration du mémorial consacré à la résistance juive dans les camps de concentration pendant la Seconde guerre mondiale, au musée juif et centre pour la Tolérance de Moscou, le 4 juin 2019 (Crédit :  Sergei Ilnitsky/Pool/AFP)
Le président russe Vladimir Poutine, deuxième à gauche, l'homme d'affaires Viktor Vekselberg, à droite, et le grand-rabbin de Russie, deuxième à gauche, lors de l'inauguration du mémorial consacré à la résistance juive dans les camps de concentration pendant la Seconde guerre mondiale, au musée juif et centre pour la Tolérance de Moscou, le 4 juin 2019 (Crédit : Sergei Ilnitsky/Pool/AFP)

JTA — Le président russe s’est rendu à l’inauguration d’un mémorial considéré par certains comme le tout premier monument consacré à la Shoah de Moscou.

Le monument, qui montre des mains tirant sur les battants d’une porte, a été dévoilé au musée juif de Moscou. Il commémore les combattants juifs de la résistance.

« Même si environ la moitié des victimes de la Shoah étaient des citoyens de notre pays, Moscou n’avait pas de monument distinctif » pour le génocide, a noté German Zakharyayev, président de l’association STMEGI des Juifs des montagnes, dans une interview accordée au magazine Moskvich la semaine dernière.

Moscou avait réalisé des sculptures en hommage à des personnalités ayant sauvé des Juifs pendant la Shoah et une plaque en souvenir du comité juif antifasciste, a-t-il reconnu. Mais il n’y avait pas, dans la ville, de monument équivalent à ceux de Berlin, Varsovie ou Budapest.

Une vue du mémorial rendant hommage à la résistance juive dans les camps de concentration nazis pendant la Seconde guerre mondiale au cours de son inauguration au musée juif et centre de tolérance de Moscou, le 4 juin 2019. (Crédit :Sergei Ilnitsky/Pool/AFP)

Les autorités soviétiques ont rarement reconnu la spécificité de la Shoah dans la littérature et les monuments, qui ne mentionnent que les « citoyens soviétiques » tués pendant la Seconde guerre mondiale.

Poutine a qualifié la Shoah de « l’une des plus grandes tragédies » et de « l’un des chapitres les plus marquantes » de l’histoire au cours de la cérémonie d’inauguration qui a eu lieu mardi au musée juif.

Poutine et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avaient conjointement pris part à la pose de la première pierre du monument, l’année dernière.

Le président russe Vladimir Poutine accompagné du chef de la fédération russe des communautés juives et directeur du musée Alexander Boroda, à gauche, de l’homme d’affaires Viktor Vekselberg, second à droite, et du grand-rabbin de Russie, Berel Lazar, à droite, à côté de la pierre du mémorial érigé pour les membres de la résistance dans les camps de concentration nazis pendant la Seconde guerre mondiale, au musée juif et centre pour la Tolérance de Moscou, en Russie, le 29 janvier 2018. (Crédit : Maxim Shemetov/Pool Photo via AP)

Viktor Vekselberg, président du conseil d’administration du musée, a financé la construction du monument qui a coûté environ 276 000 dollars.

Sa famille paternelle toute entière avait été emprisonnée dans un ghetto situé à proximité de sa ville natale de Drohobych dans ce qui est devenu dorénavant l’Ukraine, a-t-il dit. « Seul mon père est parvenu à survivre parce qu’il avait fui plus tôt pour rejoindre les milices », a ajouté Vekselberg, qui a qualifié l’achèvement du monument de « tournant symbolique » et d’événement majeur.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...