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Prison d’Ofer : un plan d’évasion trouvé auprès de prisonniers du Hamas

Le ministre de la Sécurité intérieure revient sur l’enquête de Gilboa, affirmant que l’évasion de l’an dernier a montré de "graves lacunes"

Fragment d'un morceau de papier trouvé dans une cellule de la prison d'Ofer, en Cisjordanie,  le 7 février  20222, et détaillant un plan d'évasion, suivant les déclarations de l'administration pénitentiaire israélienne  (Administration pénitentiaire israélienne)
Fragment d'un morceau de papier trouvé dans une cellule de la prison d'Ofer, en Cisjordanie, le 7 février 20222, et détaillant un plan d'évasion, suivant les déclarations de l'administration pénitentiaire israélienne (Administration pénitentiaire israélienne)

Le ministre de la Sécurité intérieure, Omer Barlev, a déclaré mercredi qu’un plan d’évasion établi par des prisonniers avait été découvert dans une cellule de la prison d’Ofer, à l’extérieur de Jérusalem, en Cisjordanie.

Le plan manuscrit serait lié à sept détenus sécuritaires, appartenant au groupe terroriste palestinien du Hamas, selon la presse israélienne.

La découverte du plan d’évasion a été évoquée par Barlev alors qu’il témoignait devant une commission chargée d’enquêter au sujet de l’évasion de la prison de Gilboa (nord d’Israël), l’an dernier, de six prisonniers détenus pour motifs sécuritaires.

« J’imagine que cela a été une grande surprise pour l’administration pénitentiaire », a déclaré Barlev.

Les sept prisonniers impliqués ont été immédiatement séparés et placés à l’isolement dans une aile de haute sécurité, a indiqué l’administration pénitentiaire israélienne.

Le ministre de la Sécurité Publique Omer Barlev visite la prison de Ketziot dans le sud d’Israël, le 9 septembre 2021. (Crédit : Service pénitentiaire israélien)

La tentative d’évasion de la prison de Gilboa, survenue en septembre dernier, s’était conclue par la capture des évadés en moins de deux semaines. L’évasion a révélé une incapacité à tirer les leçons des précédentes tentatives d’évasion et la persistance d’une série d’erreurs opérationnelles, comme des tours de guet non gardées ou des gardes endormis.

« Il est évident qu’il y avait des signes de graves lacunes », a déclaré Barlev. « Dans les premières heures des faits, il m’est apparu clairement qu’il y avait eu une tentative d’évasion [antérieure] en 2014, que toute la prison avait été construite sur pilotis et que les plans de la prison étaient en ligne. »

« Il était clair que les travaux d’excavation n’avaient pris que quelques jours et que l’on était face à un échec des services de renseignement. L’évasion elle-même a mis en lumière l’existence de problèmes opérationnels importants, à la hauteur de la gravité de l’affaire », a souligné Barlev.

Les prisonniers auraient creusé un tunnel pendant des mois avant l’évasion, à l’aide d’assiettes, de poignées, de débris de construction et d’une partie de cintre métallique.

Des policiers et des gardiens de prison inspectent les lieux d’une évasion de six prisonniers palestiniens, à l’extérieur de la prison de Gilboa, dans le nord d’Israël, le 6 septembre 2021. (Crédit : Sebastian Scheiner/AP)

Barlev a décrit l’administration pénitentiaire israélienne comme dépassée et technologiquement incompétente, incapable d’enquêter sur ses propres défaillances.

« Il est clair qu’une organisation qui travaille [encore] avec un stylo et du papier est une organisation qui ne peut pas aller de l’avant et qui n’a aucune capacité à enquêter sur elle-même », a-t-il accusé.

La semaine dernière, le prédécesseur de Barlev, Amir Ohana (Likud), qui a été ministre de la Sécurité intérieure de mai 2020 à juin 2021, a déclaré que l’administration pénitentiaire, « en termes de culture organisationnelle, avait du mal à dire la vérité ».

Cinq des six détenus qui s’étaient évadés étaient membres du groupe terroriste palestinien du Jihad islamique, en plus du terroriste du Fatah, Zakaria Zubeidi.

Plusieurs d’entre eux avaient été reconnus coupables de crimes passibles de la peine capitale et purgeaient des peines d’emprisonnement à perpétuité.

Zakaria Zubeidi après avoir été capturé dans le nord d’Israël, le 11 septembre 2021. (Autorisation)

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