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Raam autorisé à se présenter aux élections ; feu vert de Baharav Miara pour Balad

La procureure générale a écrit qu'il n'y a pas de preuves que le parti palestinien nationaliste radical ait travaillé pour actualiser les parties prohibées de son programme

Mtanes Shihadeh (centre), n°2 de la liste Raam-Balad, et Abbas Mansour (droite), tête de liste, lors d'une conférence de presse le 28 mars 2019. (Crédit : autorisation de Raam-Balad)
Mtanes Shihadeh (centre), n°2 de la liste Raam-Balad, et Abbas Mansour (droite), tête de liste, lors d'une conférence de presse le 28 mars 2019. (Crédit : autorisation de Raam-Balad)

La procureure générale Gali Baharav-Miara a recommandé jeudi à la commission centrale électorale de ne pas interdire au parti Balad de se présenter aux prochaines élections de la Knesset.

Baharav-Miara a écrit dans un avis soumis à la commission que, bien que « Balad soit encore proche de la barre en deçà de laquelle les partis ne peuvent pas se présenter, il n’y a pas de preuve » que Balad ait travaillé pour actualiser les parties prohibées de son programme.

Le parti peut néanmoins être interdit par la commission centrale électorale, qui est composée de représentants des partis politiques et dirigée par un juge de la Cour suprême. Benny Gantz a ordonné aux membres de son parti, HaMahane HaMamlahti, de s’opposer à la candidature de Balad lorsque la commission votera plus tard dans la journée, bien que les factions unies derrière le leader de l’opposition Benjamin Netanyahu s’opposent à sa disqualification, car un vote arabe divisé pourrait nuire au centre-gauche lors des élections.

Les membres de Balad ainsi que la faction dans son ensemble, qui se présente en solo pour la première fois depuis des années après s’être séparée de Hadash et Taal de la Liste arabe unie, ont déjà été disqualifiés par le passé à l’instigation du Likud de Netanyahu, mais sont généralement réintégrés par la Haute Cour.

Vue des bulletins de vote à l’entrepôt de la commission centrale électorale à Shoham, le 25 mars 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

En vertu de l’article 7A de la loi fondamentale de la Knesset, la candidature d’un membre de la Knesset doit être disqualifiée si ses actions ou ses déclarations ont pour effet de nier l’existence de l’État d’Israël en tant qu’État juif et démocratique, d’inciter au racisme ou de soutenir la lutte armée d’un État ennemi ou d’une organisation terroriste contre l’État d’Israël.

Le panel devrait voter sur une pétition visant à disqualifier Balad, dans les prochaines heures. Il a toutefois voté le rejet de deux pétitions visant à disqualifier le parti Raam de sa participation aux prochaines élections, donnant ainsi au parti islamiste accès aux urnes en novembre.

Quatorze des membres de la commission ont voté contre les deux pétitions et aucun pour, la majorité n’étant pas présente.

Choosing Life, un forum pour les familles endeuillées, et l’organisation de droite Ad Kan avaient chacun déposé une pétition pour disqualifier la candidature de Raam aux élections, alléguant que le parti était affilié à des organisations soutenant le terrorisme.

Raam, le parti de la branche sud du Mouvement islamique en Israël, a été critiqué pour Aid 48, une organisation caritative gérée par le mouvement. Choosing Life et Ad Kan ont fait valoir que Aid 48 achemine des fonds au Hamas et à des terroristes, entre autres.

Raam a démenti à plusieurs reprises les accusations de la droite selon lesquelles il acheminerait des fonds au Hamas. Les responsables du parti ont défendu les activités caritatives du Mouvement islamique à Gaza comme étant purement humanitaires.

Le directeur de la faction de Raam n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire.

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